Pour faire suite à notre billet sur les doutes que nous entretenions sur une possible "fin du livre", la sortie du dernier Dan Brown, Le Symbole Perdu constitue la meilleure réponse à ce vrai faux problème.

Édité en 1er tirage France à 650 000 exemplaires, Le Symbole Perdu commence depuis 3 jours un parcours qui devrait le mener à des sommets rarement atteints.

C’est en faisant aujourd’hui mes courses dans le Simply Market® d’un quartier populaire et voyant passer en caisse le fringant ouvrage entre les légumes et les boissons d’une ménagère que je compris que la littérature était peut-être au bord du gouffre mais que le livre avait encore de beaux jours devant lui.

Tant que le monde voudra rêver, s’inventer un passé, un présent et un avenir, il se portera sur des textes qui dépassent ses propres chimères et ses seules certitudes.

A ce égard, Dan Brown à l’instar d’un Bernard Werber ou d’un Henri Loevenbruck chez nous, a compris cela et en donne pour leur argent à ses lecteurs.

Qu'y trouveront-ils ? C’est bien sûr à chacun de répondre. Pour notre part, nous y avons vu avant tout un catalogue "ésotechnique", une somme documentaire épuisante au détriment d’une intrigue policière dès lors négligée.

Dan Brown, et c’est bien son droit comme la clé de son succès, a définitivement pris le parti de privilégier la complexité des faits et l’étude de concepts quasi magiques à l’intégrité de l’enquête policière.

En déroulant le fil d’Ariane du "rien n’est inexplicable, il n’y a que des choses encore inexpliquées", Dan Brown a quelques beaux millions d’exemplaires à vendre devant lui.

Nous attendons vos réactions.

Posté le 30 novembre 2009