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  <title>Les Obsédés Textuels</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:59:23 +0200</pubDate>
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    <title>Nous avons aimé ces derniers temps...</title>
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    <pubDate>Tue, 14 May 2013 17:17:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Coups de Coeur</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nos derniers &quot;Coups de Cœur&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De France...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/SR2.jpg&quot; alt=&quot;SR2.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;SR2.jpg, mai 2013&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/SR.jpg&quot; alt=&quot;SR.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;SR.jpg, mai 2013&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pourvu Qu'elle Soit Rousse&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &amp;amp; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Misere-Sexuelle.com&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Stéphane Rose&lt;/strong&gt;. La Musardine&lt;br /&gt;
Vous connaissez les &lt;em&gt;Gérard&lt;/em&gt;, cette émission programmée sur Paris Première qui, parodiant les Césars, récompensent le pire de la télé. Stéphane Rose est le gros nounours des trois animateurs. Où les deux premiers rivalisent d’esprit et d’inventivité, Stéphane, bon camarade, passe les plats et fait les transitions. Mais, derrière ce personnage décalé se révèle un esprit original et un auteur doué. Maître es porno, Stéphane, assumant parfaitement son physique d’ours barbu, poilu, chevelu, turlututu... publie simultanément deux petits livres (dont une réédition : &lt;em&gt;Pourvu Qu’elle Soit Rousse&lt;/em&gt;) dont la toile de fond est l’univers des sites internet. Dans le premier, paru en poche à La Musardine, Stéphane nous narre sa quête obsessionnelle de femmes rousses, seules à pouvoir &quot;l’émouvoir&quot;. C’est un mélange de drôlerie, de romantisme trash et de poésie surréaliste. Bien écrit, à l’ancienne - on croirait du Matzneff jeune. Son second opus &lt;em&gt;Misere-Sexuelle.com&lt;/em&gt; publié dans la collection Documents du même La Musardine est plus factuel et reprend en l’approfondissant l’aventure sexuelle numérique que Stéphane a vécu pour tenter de trouver ses rousses. L’intérêt majeur du livre, c’est qu’il paraît à un moment où les sites de rencontres ne sont plus tabous et où les rencontres &quot;sérieuses&quot; s’y produisent de plus en plus souvent. Stéphane Rose, néanmoins, montre le côté obscur du procédé, l’aliénation du consommateur et la manipulation de l’opérateur. En utilisateur compulsif, Stéphane Rose a la lucidité des grands blessés et le regard perçant des rescapés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/SP.jpg&quot; alt=&quot;SP.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;SP.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mourir est un Art comme tout le Reste&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; d' &lt;strong&gt;Oriane Jeancourt Galignani&lt;/strong&gt;. Albin Michel&lt;br /&gt;
Pour un première roman, une biographie romancée et rythmée par la poésie de Sylvia Plath était un réel challenge. Ne tournons pas autour du pot, c’est assez largement réussi. Oriane Jeancourt Galignani paye incontestablement une dette ancienne à la poétesse américaine et tente par ce joli texte de l’inscrire définitivement dans le panthéon des grandes blessées de la littérature. Le grand mérite de la biographe reste de nous faire partager cette bipolarité (maladie &quot;inconnue&quot; à l’époque) de Sylvia, ce rapport disjoint avec la réalité et sa famille et, enfin son incandescente révolte, une fois bafouée, contre son mari/bourreau – célèbre poète - qui en fit une égérie des féministes américaines. Le pari d’émailler le texte d’extraits de Plath est à double tranchant : était-il pertinent ou non ? Car telle est la question, maintes fois posées : l’œuvre reflète t-elle l’auteur, n’y a t-il pas toujours sublimation par l’œuvre d’une vie forcément &lt;em&gt;en deçà&lt;/em&gt;. C’est le bandeau qui ceint le livre et sur lequel est inscrit &lt;em&gt;&quot;Le secret de Sylvia Plath&quot;&lt;/em&gt; qui détient la réponse. Le secret de Sylvia n’était pas dans sa vie, il était dans sa poésie, singulière, loin des beatniks (Ginsberg, Kerouac...) ou des classiques (Amis, Hughes...). Sylvia Plath dans son approche confessionnelle était à la fois proche d’un Dylan Thomas et de sa brûlante désespérance, d’une Ingeborg Bachman et de son froid dégoût et plus, inattendue, des nouvelles blafardes d’un Raymond Carver. Comme eux, elle n’y survécut pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/Caligaris.jpg&quot; alt=&quot;Caligaris.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Caligaris.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;le Paradis entre les Jambes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Nicole Caligaris&lt;/strong&gt;. Verticales&lt;br /&gt;
Nicole Caligaris s’inscrit dans une tradition littéraire underground poursuivant une œuvre tranchée et sans concessions. Ce dernier opus met à jour la fréquentation essentiellement épistolaire qu’elle entretint avec Issei Sagawa, le meurtrier cannibale de Renée Hartevelt en 1981. Coïncidence hier, réalité aujourd’hui, l’auteure était condisciple des deux sombres héros sans les avoir par ailleurs beaucoup fréquentés. A vrai dire, elle ne les connaissait quasiment pas. Pourtant, quand Sagawa fut incarcéré, Nicole lui écrivit comme pour témoigner d’une présence à défaut d’un soutien. Une correspondance s’en suivra. Regret que le livre se perde un peu, dès lors qu’il s’agit d’en faire le sujet principal. L’auteure vire, tourne, raconte sa jeunesse, son altérité et puis revient à Sagawa via Bacon ou Paulhan. Au final, dans une langue souvent magnifique, toujours ambitieuse, Nicole Caligaris vainc ses scrupules et termine son texte par la publications des lettres gardées secrétés du japonais cannibale. Un document littéraire et criminel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/Osmont.jpg&quot; alt=&quot;Osmont.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Osmont.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Éléments Incontrôlés&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Stéphane Osmont&lt;/strong&gt;. Grasset&lt;br /&gt;
La jeunesse affranchie des années 70 avait deux grilles de lecture : l’engagement politique, généralement d’extrême gauche (manifs, conscience de classe...), et la culture rock (musique, drogues...) Les deux pouvaient cohabiter mais elles restaient des croisades distinctes se jetant des regards méfiants.Stéphane Osmont auteur du &lt;em&gt;Capital&lt;/em&gt;, récemment porté à l’écran par Costa-Gavras, nous fait revivre au gré d’une histoire d’amour entre une égérie révolutionnaire et un jeune activiste révolté toute l’effervescence militante qui régnait dans ces années d’utopies violentes. Des manifestations lycéennes post soixante-huitardes aux actions radicales de la Bande à Baader, des Brigades Rouges, de Prima Linea jusqu’à Action Directe, nous revisitons une époque à l’urgence prométhéenne, battant en brèche tous les tabous. Beau diaporama à la couleur sépia qui griffe encore le cœur et nos souvenirs de rêves enfouis, de musiques nouvelles et d’amis perdus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;







&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D’ailleurs…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/rees.jpg&quot; alt=&quot;rees.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;rees.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Adolf Hitler. La Séduction du Diable&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;  de &lt;strong&gt;Laurence Rees&lt;/strong&gt;. Albin Michel&lt;br /&gt;
Laurence Rees s’est spécialisé par l’image comme par l’écrit dans la sombre fresque hitlérienne. Reprenant quelques éléments d’&lt;em&gt;Ils ont Vécu sous le Nazisme&lt;/em&gt;, l’auteur anglais retrace ici l’itinéraire du tyran sous l’angle quasi psychanalytique du leader charismatique. En effet, comment expliquer qu’un homme sans envergure physique ni intellectuelle, sans réseaux ni fortune, refusant tout débat et répugnant à la conversation soit devenu le temps d’une macabre épopée le maître du monde. Rees l’interprète par le charisme  (la voix, le geste, la prestance, la capacité d’inspirer et de motiver les gens à faire plus que ce qu’ils auraient fait normalement en dépit des obstacles et des sacrifices) ajouté au  contexte historique (esprit de revanche allemand face au Traité de Versailles, crise économique abyssale, faiblesse des partis...) Le bûcher était prêt, Hitler fut celui qui alluma la mèche. Indispensable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/Thompson.jpg&quot; alt=&quot;Thompson.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Thompson.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Affaire du Requin qui Valait Douze Millions&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Don Thompson&lt;/strong&gt;. Le Mot &amp;amp; le Reste&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&quot;Ne sous estimez jamais l’incertitude des acheteurs dans l’art contemporain et combien ils ont constamment besoin d’être rassurés&quot;&lt;/em&gt; Cet avertissement à l’auteur d’un ancien de chez Sotheby’s éclaire ce remarquable document d’une lumière opaque qui reste la marque ambiguë de ce secteur. Tous ceux qui s’intéressent de prés ou de loin à l’art contemporain auront à cœur de lire cette passionnante et foisonnante enquête (à l'anglo-saxonne...) où rien n’est négligé et où défilent collectionneurs, courtiers, artistes, agents, galeristes, consignateurs et marchands dans un théâtre d’ombres digne des plus complexes scénarios d’espionnage. On comprendra ainsi que l’art contemporain, au demeurant très souvent passionnant, peut-être qu’une simple caution et un prétexte à spéculations et ambitions manœuvrières. Témoin, ce pauvre requin (déjà deux fois reconstitué...) que Damien Hirst avec la complicité de Charles Saatchi, coupa en morceaux, isola les parties dans des produits mal adaptés, présenta de piètre manière et vendit douze millions de dollars pour le voir sensiblement ignorer depuis. Qu’importe, l’improbable avait gagné la bataille du goût. L’art contemporain est indiscutablement, à l’instar de certaines industries de pointe, le règne de &lt;em&gt;&quot;l’innovation radicale&quot;&lt;/em&gt;. Indispensable et définitif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/self2.jpg&quot; alt=&quot;self2.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;self2.jpg, déc. 2012&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Piéton d'Hollywood &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;  de &lt;strong&gt;Will Self&lt;/strong&gt;. L'Olivier&lt;br /&gt;
Dans les dernières pages de l’ouvrage, l’auteur, à l’instant du bilan, qualifie son texte de &lt;em&gt;&quot;tordu, décousu et mélancolique&quot;&lt;/em&gt;. En effet,&lt;em&gt; Le Piéton d’Hollywood&lt;/em&gt; est une déliquescence consciemment entreprise de l’œuvre de Will Self. Le génial – le mot n’est pas trop fort, personne ne l’égalait ! – auteur de &lt;em&gt;Vive Versa&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Des Grands Singes&lt;/em&gt; ou de&lt;em&gt; No Smoking&lt;/em&gt;, passe du côté obscur et au prétexte de l’écriture schizophrénique (Qui suis-je vraiment ? Jouons nous nos vies ?...) nous propose un &lt;em&gt;Lunar Park&lt;/em&gt; à la Ballard. Ceux qui tiendront la lecture – les plus farouches d’entre nous -, comprendront vite que l’art n’est malheureusement que balbutié dans la littérature d’aujourd’hui et qu’Ellis, Nick Baker, entre autres, ne sont pas à la mesure de leurs pensées. Seul, Orson Welles avait compris cela et &lt;em&gt;La Soif du Mal&lt;/em&gt; tuait définitivement le cinéma pour éviter qu’il se reproduise mal. On comprendra dans les toutes dernières lignes qu’une œuvre a ses lignes de force. Celle-ci n’y échappe pas même si elles déconcertent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/soler.jpg&quot; alt=&quot;soler.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;soler.jpg, nov. 2012&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lausanne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;  d' &lt;strong&gt;Antonio Soler&lt;/strong&gt;. Albin Michel&lt;br /&gt;
Une femme prend un train de Genève à Lausanne durant quarante cinq minutes. Dans ce temps bref, pris dans un wagon anonyme, Margarita va tirer les fils de sa vie et du souvenir cuisant, jamais éteint, de l’adultère, de son mari Jesùs, homme faible et terne, atteint désormais d’un cancer, avec l’olympienne Suzanne, beauté inaccessible morte depuis, qui renvoya pendant sept ans durant Margarita à sa condition de femme sans grâce. Antonio Soler, en l’espace de ce court voyage plonge dans un climat qui n’est pas sans évoquer celui d’un Hermann Hesse ou d’un Patrick Modiano. Compartiment d’ombres – la Suisse s’accommode bien de ces ambiances -, le wagon est peuplé de voyageurs qui évoquent à Margarita tous les protagonistes de son drame intime. Lausanne, ultime étape de son calvaire où elle annoncera la mort prochaine de leur père à ses enfants. Margarita qui sait que &lt;em&gt;&quot;le cœur est fabriqué avec des mensonges&quot;&lt;/em&gt; tentera de continuer à vivre. C’est superbe d’émotions indicibles et de temps suspendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au rayon polar...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/Rolon.jpg&quot; alt=&quot;Rolon.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Rolon.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Maison des Belles Personnes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;  de  &lt;strong&gt;Gabriel Rolon&lt;/strong&gt;. Belfond Noir&lt;br /&gt;
La psychiatrie a pris dans le polar moderne une place de plus en plus envahissante : mémoire en miettes, troubles comportementaux, désordres cognitifs font la joie des auteurs retrouvant dans ces pathologies la Mère des sujets à énigme : la Folie. La singularité et surtout l’attrait de ce premier roman est non seulement qu’il soit écrit par un homme de l’art (un psychanalyste...) mais surtout qu’il n’est pas absolument chercher à jouer aux écrivains policiers. Ce Pablo Rouviot, psy sans concessions, va mettre sa science de l’écoute et des conséquences qu’elle entraîne au service d’une histoire trouble et malsaine où il doit confirmer le parricide d’un jeune psychotique quand tout l’entraîne à penser le contraire. Mieux qu’un Kellermann ou qu’un Grangé, Gabriel Rolon nous guide dans le labyrinthe de la pensée tout en nous donnant un peu à connaître de la psychanalyse. D’une pierre... deux coups !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/cook.jpg&quot; alt=&quot;cook.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;cook.jpg, fév. 2012&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’Étrange Destin de Katherine Carr&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;  de  &lt;strong&gt;Thomas H. Cook&lt;/strong&gt;. Seuil Policiers&lt;br /&gt;
L'Étrange Destin de Katherine Carr est la nouvelle réussite de Thomas H. Cook. Car il n’est pas d’autres termes pour inlassablement qualifier les opus de ce géant de l’univers policier. Moins sophistiqué que le sidérant Au Lieu Dit L’Étang... mais peut-être encore davantage intriguant, ce plus court roman se lit le cœur au bord des larmes tant l’émotion d’un père rongé par la mort de son jeune fils dont il se sent responsable nous expose aux émotions les plus vives. George Gates, journaliste local, va se prendre de passion, avec la complicité d’une enfant surdouée, mais n’ayant que quelques semaines à vivre, pour la vie et la mort mystérieuses d’une jeune femme du village disparue quelques années plus tôt. Brumes du passé, douleurs à vifs et nuits d’angoisse rapprochent Cook désormais d’un Henry James captivé par Agatha Christie et frôlé par les sœurs Bronte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/Lchild.jpg&quot; alt=&quot;Lchild.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Lchild.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;61 Heures&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;  de  &lt;strong&gt;Lee Child&lt;/strong&gt;. Calmann-Lévy&lt;br /&gt;
Jack Reacher a récemment fait le buzz grâce à l’interprétation très médiatisée qu’en a faite Tom Cruise (drôle de choix quand on sait que Reacher mesure... 1m96! ) récemment au cinéma. Pour notre part, nous apprécions de longue date ce héros récurrent de Lee Child, type même du loup solitaire entre Rambo et Jason Bourne. Ce &lt;em&gt;61 Heures&lt;/em&gt; est à ranger parmi ses meilleures aventures. Comme d’habitude, l’intrigue va s’imposer à Jack plutôt que l’inverse. Fauve en sommeil mais toujours à l’affût, l’ancien militaire d’élite va devoir faire face à nombres d’ennemis intérieurs et extérieurs dans un milieu hostile balayé par la neige. Difficile pour lui de vaincre l’adversité, bloqué dans un bled paumé qui n’a comme seule reconnaissance que celle de détenir la plus grande prison du pays au bord de la mutinerie. Jack n’aura, dès lors, d’autres choix que d’activer ses réseaux secrets et son indestructible &quot;fighting spirit&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/Craig2.jpg&quot; alt=&quot;Craig2.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Craig2.jpg, nov. 2012&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Phrase qui Tue&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Craig McDonald&lt;/strong&gt;. Belfond Noir&lt;br /&gt;
Après &lt;em&gt;Rhapsodie en Blue&lt;/em&gt;, et&lt;em&gt; On ne Meurt qu’une Fois&lt;/em&gt;, on a droit avec cette &lt;em&gt;Phrase qui Tue&lt;/em&gt; à la dernière apparition de &quot;Papa&quot; Hemingway dans les aventures d’Hector Lassiter écrivain prometteur de la Lost Generation et authentique création de l’épatant Craig McDonald que nous avions mis en avant dès &lt;em&gt;La Tête de Pancho Villa&lt;/em&gt;.L’auteur nous entraîne, régal pour nous Français, dans le Paris des années 20 où l’intelligentsia américaine faisait la loi dans les salons et les cafés de Montparnasse quand Hemingway débutait. Mais, ce Paris de la fête va être vite assombri par une série de meurtres visant des directeurs de revues tous américains. Hector, Papa et la belle Brinke vont plonger dans une histoire digne du meilleur Agatha Christie ou bien des surprises littéro-policières les attendent. A noter, que les indications sur le Paris de cette époque et ses intrigues ne dépareraient pas dans les études de notre cher Jean-Pierre Caracalla, maître es littérature de Montparnasse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/thora.jpg&quot; alt=&quot;thora.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;thora.jpg, nov. 2012&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Ange du Matin&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;  d'  &lt;strong&gt;Arni Thorarinsson&lt;/strong&gt;. Métailié&lt;br /&gt;
Une fois de plus, Arni Thorarinsson nous séduit par sa dernière livraison. Virtuose de l’intrigue policière, l’auteur islandais orchestre ses polars autour de la figure du journaliste d’investigation et signe ainsi sa dette à Horace McCoy. Thorarinsson fait de Einar, journaliste cabossé mais précieux du &lt;em&gt;Journal du Soir&lt;/em&gt;, un héros emblématique d’une Islande contemporaine déboussolée dont il écrit &lt;em&gt;&quot;cette société qui oscille entre rêve de grandeur et autodestruction, complexe d’infériorité et mégalomanie&quot;&lt;/em&gt;. Cet &lt;em&gt;Ange du Matin&lt;/em&gt;, est précisément inspiré de la crise financière de 2008 qui vit l’économie islandaise s’effondrer et Les Nouveaux Vikings, hommes d’affaires aux ambitions extravagantes, avec elle. Le petit pays connu, dès lors, une population divisée et maussade prenant conscience du mal. Einar va devoir retrouver l’enfant kidnappée d’un de ces magnats et, en parallèle, élucider la mort d’une factrice sourde. Le haut du pavé souillé et l’éternel malheur des humbles...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Pour retrouver &lt;strong&gt;nos anciens &lt;em&gt;coups de cœur&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (4 ans maximum), rendez-vous sur les billets &lt;strong&gt;&quot;archives&quot;&lt;/strong&gt; dans la catégorie &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?category/Coups-de-coeur&quot;&gt;coups de coeur&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Décès d'Anita TUYAGA</title>
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    <pubDate>Sat, 27 Apr 2013 21:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Le Blog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/Anita2.jpg&quot; alt=&quot;Anita2.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Anita2.jpg, fév. 2009&quot; /&gt; &lt;strong&gt;Les Obsédés Textuels&lt;/strong&gt; ont l'immense douleur de vous faire part &lt;strong&gt;du décès d'Anita TUYAGA&lt;/strong&gt; à l'âge de quarante huit ans.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Compagne de Cédric BRU, elle était surtout&lt;strong&gt; l'infatigable hôtesse de nos soirées&lt;/strong&gt; et la rédactrice de nombreux &quot;coups de cœur&quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Son sourire, sa discrétion et son talent feutré&lt;/strong&gt; l'avaient fait remarquer par &lt;strong&gt;l'éditeur Jean-Michel Place&lt;/strong&gt; chez qui elle travailla 6 ans. Originaire du Burundi,&lt;strong&gt; Anita était devenue au fil des ans l'atout charme&lt;/strong&gt; des Obsédés Textuels et &lt;strong&gt;la chouchou du public comme des auteurs&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous comprendrez que les Obsédés &lt;strong&gt;accusent actuellement un sacré &quot;coup de blues&quot;...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/.A_F_m.jpg&quot; alt=&quot;A_F.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;A_F.jpg, avr. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La Demeure Eternelle de William Gay</title>
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    <pubDate>Mon, 29 Oct 2012 10:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marqués par la Peine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/Gay1.jpg&quot; alt=&quot;Gay1.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Gay1.jpg, oct. 2012&quot; /&gt;William Gay est mort en février dernier d’un arrêt cardiaque à l’age de 69 ans. Il n'aura connu qu'un maigre bout de gloire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur de trois romans farouches et mortifères&lt;/strong&gt;, il est passé dans la littérature américaine &lt;strong&gt;comme une balle perdue&lt;/strong&gt; tirée à l’aveugle pour sauver sa peau.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrivain débutant à 56 ans&lt;/strong&gt;, charpentier de fortune, ancien VietVet, cet homme ombrageux et cultivé, au visage sorti des affres de l’enfer avait tout pour n’être qu’un loser.&lt;strong&gt; Il pourrait devenir un auteur culte&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Flash back&amp;nbsp;: quand il y a deux ans nous était parvenu &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Mort au Crépuscule&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, signalé comme le troisième roman de William Gay, &lt;strong&gt;nous fûmes divinement surpris par sa qualité et l’inspiration de son écriture délétère&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous y retrouvions &lt;strong&gt;une vraie littérature sudiste&lt;/strong&gt; que l’on commençait déjà à nous sur-vendre et dont on se rend compte aujourd’hui que tout est bon à faire polar gothique quand, en fait, beaucoup ne se contentent que &lt;strong&gt;de resucées des grands classiques&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le &lt;strong&gt;&quot;coup de cœur&quot; que nous lui consacrions&lt;/strong&gt;, nous rendions hommage à la puissance du sujet, à la densité des personnages et &lt;strong&gt;faisions part de notre impatience à lire les précédents opus&lt;/strong&gt; - à l’époque non traduits.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Mort au Crépuscule&lt;/em&gt; connut (il y a une justice...!) le succès qu’il méritait et Marie-Caroline Aubert, son éditrice, partie entre temps au Seuil, n’oublia pas d’emporter le vieil ours dans ses cartons.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Demeure Éternelle&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, premier volet d’une trilogie infernale, &lt;strong&gt;sorte de crucifixion en noir&lt;/strong&gt;, pourrait constituer une préquelle de &lt;em&gt;La Mort au Crépuscule&lt;/em&gt; tant les personnages se ressemblent, les haines se croisent et &lt;strong&gt;les destins s’accomplissent dans la même sorte de fatalité&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ici, &lt;strong&gt;un tyranneau local&lt;/strong&gt; s’attache à briser sournoisement la vie d’un jeune garçon dont il a tué le père vingt ans plus tôt. Sa violence, ses dissimulations, son pouvoir et sa rage ne pourront rien&lt;strong&gt; contre la force de l’expiation et du rachat de l’amour&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/william_gay.jpg&quot; alt=&quot;william_gay.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;william_gay.jpg, oct. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans La Mort au Crépuscule&lt;/em&gt;, nous assistions dans &lt;strong&gt;les mêmes décors tourmentées du Tennessee&lt;/strong&gt; à la folie d’une sombre poursuite mettant au prise un vieil ogre et un jeune guerrier. Mêmes punitions, mêmes motifs... Chez ces gens là,&lt;strong&gt; c’est dans le grenier des âmes que tout se décide&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous l’aurez compris, &lt;strong&gt;on est loin des livres à énigmes&lt;/strong&gt;, et les flics ici ne sont là que pour baliser les parcelles des propriétaires grincheux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qu’on appelle &lt;strong&gt;les romans sudistes gothiques dont les pères fondateurs vont d’Eugène O’Neil à Cormac McCarthy en passant par Faulkner et Caldwell&lt;/strong&gt; sont avant tout  des &lt;strong&gt;paraboles colériques&lt;/strong&gt; où la loi du Très Haut doit se faire entendre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Se faire entendre des pauvres pécheurs ignares, alcooliques, incestueux qui constituent le cheptel du berger (revoir Délivrance...). Ici, tout s’est construit à mains nues, sans autres lois que celles des plus forts. Ici, &lt;strong&gt;c’est la nature dans sa sauvagerie et sa sagesse qui règle les ardoises&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dallas Hardin est le sale type de cette histoire ignoble : il a tout investi, tout volé, tout détruit sur son passage. &lt;strong&gt;Dans la tradition protestante&lt;/strong&gt;, c’est un homme perdu mais qui va droit vers le Seigneur. Nathan Winer est le jeune homme qui découvre la vie, l’amour et la vengeance – vérité cardinale des vies brisées –. &lt;strong&gt;Dans la tradition du roman noir sudiste&lt;/strong&gt;, c’est un homme marqué qui va tout droit vers l’Enfer.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Demeure Éternelle&lt;/em&gt;. Policiers Seuil&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le Sacre du Rock de Steven Jezo-Vannier</title>
    <link>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2012/09/11/Le-Sacre-du-Rock-de-Steven-Jezo-Vannier</link>
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    <pubDate>Tue, 11 Sep 2012 14:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Histoire d'un malentendu...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/SJV.jpg&quot; alt=&quot;SJV.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;SJV.jpg, sept. 2012&quot; /&gt;Dans&lt;em&gt; Life&lt;/em&gt;, son autobiographie, &lt;strong&gt;Keith Richards&lt;/strong&gt; écrit &quot;Après tout, le rock'n'roll ce n'est que &lt;strong&gt;du jazz avec une féroce rythmique&lt;/strong&gt;&quot;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Venant de celui qui représente un des&lt;strong&gt; principaux avatars du &quot;satanisme rock’n’rollien&quot;&lt;/strong&gt;, cette observation renvoyant négligemment &quot;la musique du diable&quot; à &lt;strong&gt;une simple histoire de binaire&lt;/strong&gt; peut déconcerter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Steven Jezo-Vannier&lt;/strong&gt;, auteur de plusieurs ouvrages sur les marges du rock et de la contre culture, n’entendait pas en rester là.&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Le Sacre du Rock&lt;/em&gt; traite des rapports ambigus d’une musique issue du blues&lt;/strong&gt; (entre autres...) vite appelée rock, qu’elle entretiendrait avec le Mal. Musique naît dans la fange et le chaudron du Malin pour se voir porter au pinacle et dont &lt;strong&gt;les adeptes emplissent aujourd'hui les stades&lt;/strong&gt; pour se prosterner devant les officiants auréolés de lumières célestes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans une étude documentée et serrée&lt;/strong&gt;, S.J-V prolonge le travail de Hein ou Bourre sur cette idée ancienne du &quot;satanisme rock&quot; et sur les grands thèmes qui constituèrent&lt;strong&gt; sa singularité et ses déviances&lt;/strong&gt; (religion, drogues, révolte sociale, alternative spirituelle...)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parallèlement, il souligne&lt;strong&gt; le basculement et le glissement progressif&lt;/strong&gt; du stade de rejet et de marginalisation du rock à sa &quot;sacralisation&quot; par le public et les médias. S’écartant de sa &lt;em&gt;mission&lt;/em&gt; d’origine, le rock - désigné un temps comme arme anticapitaliste – devint un des nouveaux emblèmes de la société de consommation en s'imposant, par exemple, comme &lt;strong&gt;la musique de référence des spots de pubs !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour en arrière&lt;/strong&gt;. Au début était le blues. &lt;strong&gt;Musique de lamentation et de consolation&lt;/strong&gt; à la fois chantée par les Noirs dans les champs de coton du sud des États Unis et popularisée dans le delta du Mississippi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;L’affaire aurait pu s’arrêter là.&lt;strong&gt; Le blues restant une sorte de patois musical&lt;/strong&gt;, d’exception culturelle... Mais, il enfla et surtout captiva de jeunes Blancs rebelles  (comme Elvis, Jerry Lee, Little Richard jusqu’au jeunes stones de Dartford) qui participèrent à l’établissement – pari gagné ! - du &lt;em&gt;crossover&lt;/em&gt;.&lt;strong&gt; La mêche était allumée, la bombe prête à exploser&lt;/strong&gt;. On connaît la suite...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour notre part&lt;/strong&gt;, – et nous regrettons qu’il n’en soit fait suffisamment mention – l’histoire du rock est aussi et surtout&lt;strong&gt; une affaire de racisme&lt;/strong&gt;. Racisme anti noir, racisme anti jeune et plus tard racisme anti homo avec toutes ses formes de déviance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En effet,&lt;strong&gt; le fameux &lt;em&gt;diable&lt;/em&gt; entrant dans les maison n’est autre que le&lt;em&gt; nègre&lt;/em&gt; tant redouté&lt;/strong&gt; de la middle class américaine - duquel &lt;strong&gt;de jeunes blancs&lt;/strong&gt; (souvent par réaction anti parentale) &lt;strong&gt;se sentirent solidaire&lt;/strong&gt;. D’autres poussèrent la démarche plus loin et virent dans la négritude l’aboutissement de tout avènement spirituel comme Eric Burdon par exemple.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’opportunité devint ensuite trop belle pour tant de bien pensants &lt;strong&gt;de prospérer sur ce hiatus&lt;/strong&gt;. En effet, tout ce qui constitua la diabolisation phase A – donc sans le satanisme de pacotille (hormis le vaudou, respecté par Hendrix, Dr John, Santana...) - venait du&lt;em&gt; nègre&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;et donc était coupable !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La suite tiendra davantage de la provocation et des frasques de jeunes vedettes&lt;/strong&gt; aveuglées par le succès et diminués par la drogue (Led Zeppelin, Rolling Stones, Who...). Éternelle question du Bien et du Mal. A vrai dire, comme si parcourir, entre les 60’s et les 70’s les routes accompagnés de copains et de groupies pour aller jouer de la musique rythmée &lt;strong&gt;pouvait être rangé dans la catégorie du Bien ?!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en revenir&lt;/strong&gt;, bien sûr, au livre de Steven Jezo-Vannier,&lt;strong&gt; il nous a passionné&lt;/strong&gt;, il nous a rappelé aussi qu’il y a désormais, grâce à &lt;strong&gt;des éditeurs compétents&lt;/strong&gt; et passionnés,&lt;strong&gt; une vraie critique rock française&lt;/strong&gt; et nous a ramené &lt;strong&gt;aux sources d’une musique incomparable&lt;/strong&gt;. Il a également le mérite de montrer qu’aujourd’hui la fausse idéologie (Marilyn Manson, Rammstein ou Placebo) l’emporte sur l’artistique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;En même temps, &lt;strong&gt;il nous a aussi laissé quelque peu sur notre faim&lt;/strong&gt;, l’auteur peinant à suivre son  projet initial et se &lt;strong&gt;perdant un tantinet dans l’idée de&lt;em&gt; sacralisation&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; en restant flou dans sa démonstration.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peut-être aussi pour &lt;strong&gt;la simple raison que le rock&lt;/strong&gt; ne fera jamais bon ménage avec le Sacré.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Sacre du Rock&lt;/strong&gt; de Steven Jezo-Vannier. Editions Le Mot et le Reste&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Kalooki Nights d'Howard Jacobson</title>
    <link>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2012/09/04/Kalouki-Nights-d-Howard-Jacobson</link>
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    <pubDate>Tue, 04 Sep 2012 10:53:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dessine-moi un Juif...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/kalooki2.jpg&quot; alt=&quot;kalooki2.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;kalooki2.jpg, sept. 2012&quot; /&gt; &lt;strong&gt;Connaissez-vous la différence entre un Juif et une pizza ?&lt;/strong&gt; Les pizzas ne crient pas quand on les enfournent...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rassurez-vous, &lt;strong&gt;nous ne sommes pas les auteurs&lt;/strong&gt; ni les rapporteurs hilares de cette saillie macabre. C'est un des personnages de&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Kalooki Nights&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; – juif iconoclaste – qui la confie à un de ses coreligionnaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Question Finkler&lt;/em&gt; nous avait ravi et &lt;strong&gt;permit de découvrir un auteur rare&lt;/strong&gt;. &lt;em&gt;Kalooki Nights&lt;/em&gt; écrit quatre ans au préalable (arcanes et méandres des traductions post succès...) en est une sorte de genèse tant il contient &lt;em&gt;l'essentiel de la problématique d'Howard Jacobson&lt;/em&gt; :&lt;strong&gt; être ou ne pas être Juif&lt;/strong&gt; (alors qu'on l'est), là n'est pas la question  (puisqu'on l'est) !&lt;strong&gt; Cette affaire, à première vue, très ethnocentrée&lt;/strong&gt; mais joyeusement traitée est le cœur du travail de l'auteur et, à cet égard,&lt;em&gt; Kalooki Nights&lt;/em&gt; s'impose comme un roman majeur dans ce qu'il convient d'appeler la littérature juive.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chatoyant, érudit, bienveillant, hypnotique et retors, &lt;strong&gt;le style de Jacobson ronronne&lt;/strong&gt; comme un chat que l'on brosse. Petit moteur régulier et silencieux qui vous conduit sans secousse dans une lecture élevée et entêtante.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le résumé, au demeurant fidèle, que propose la quatrième de couverture, rend peu compte de la teneur du livre. Bien sûr, &lt;strong&gt;Max Glicksman&lt;/strong&gt; est un jeune juif mancunien des 50's issu&lt;strong&gt; d'une famille farouchement laïque&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Manny Washinsky&lt;/strong&gt;, son voisin, au contraire, vient &lt;strong&gt;d'un foyer ultra traditionaliste&lt;/strong&gt;. Certes, le second tuera mystérieusement ses parents quand le premier, devenu dessinateur humoristique, se verra proposer de l'interviewer après sa sortie de prison. &lt;strong&gt;Mais l'essentiel est bien sûr ailleurs&lt;/strong&gt;, comme on le sait désormais avec Jacobson.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lequel du juif laïc, pour qui&lt;strong&gt; &lt;em&gt;&quot; la folie est inhérente à la religion &quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ou du pieux hassidim connaissant tout du Talmud et des tortionnaires nazis est le plus sur de lui ?&lt;br /&gt;
Lequel des deux a &lt;strong&gt;la mémoire la plus vive de sa judéité ?&lt;/strong&gt; Le premier qui fantasme sur Ilse Koch &quot; La Chienne de Buchenwald &quot; et collectionne les femmes goyim obsédées peu ou prou par les juifs ou le second, qui n'ayant rien connu d'autres que les Commandements, est entrainé dans &lt;strong&gt;un saisissant drame existentiel et meurtrier ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout le génie de Jacobson est dans &lt;strong&gt;cette subtile et pathétique distinction&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: ne pas vouloir être juif, c'est être juif davantage&amp;nbsp;! Croire ou nier renvoi inexorablement à cette monstrueuse &lt;strong&gt;haine de soi&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reste que dans ces insondables questionnements métaphysiques émerge sans cesse&lt;strong&gt; l'humour érigé tel un phare&lt;/strong&gt; vers lequel le lecteur regarde pour poursuivre une lecture caustique et joyeuse.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Humour exceptionnel d'Howard Jacobson, libéré, chaleureux, net et sans bavure. &lt;strong&gt;Ne ménageant personne sans blesser quiconque&lt;/strong&gt;. Esprit qui n'est pas sans rappeler un certain Woody Allen, éternel naufragé des contradictions juives.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aussi, cette période d'une Angleterre des 50's où les Glicksman &lt;strong&gt;se voulaient incarner la modernité&lt;/strong&gt; et &lt;em&gt;&quot;avaient été de fiers citoyens et quasi non juifs du XXe siècle (…) achetaient des télévisions, faisaient des enfants qu'on ne pouvaient distinguer des goyim, leur donnaient des prénoms goyim et les convainquaient même de cohabiter avec des goyim...&quot;&lt;/em&gt; et où les Washinsky, venus tout autant de Pologne,&lt;strong&gt; vivaient encore au Moyen Age&lt;/strong&gt; et reproduisant à Manchester le mode de vie du ghetto.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, &lt;strong&gt;nous ne vous dirons pas&lt;/strong&gt; ce qu'est le kalooki ni qui est Ike le Tsedraitissime. &lt;strong&gt;Nous ne vous parlerons pas&lt;/strong&gt; d'Asher et de son amour contrarié pour Dorothy. &lt;strong&gt;Nous vous laisserons découvrir&lt;/strong&gt; les raisons obscures du crime de Manny mais nous ne pouvons nous empêcher de vous livrer cette tirade illuminée de sens :&lt;em&gt; &quot; Il importe d'endosser la responsabilité de sa propre histoire, mais avant, il faut finir de rejeter la faute sur tous les autres salauds. Rendons à César ce qui lui appartient&amp;nbsp;: nous sommes un peuple qui se mortifie, se dégoûte et se martyrise, mais nous n'aurions pu y arriver sans une aide extérieure. &quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a des écrivains qui font tourner &lt;strong&gt;le monde dans le bon sens&lt;/strong&gt;, Howard Jacobson est de ceux-là.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kalooki Nights&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; d'Howard Jacobson. Calmann-Lévy&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Ici Londres ! Une Histoire de l'Underground Londonien depuis 1945 de Barry Miles</title>
    <link>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2012/04/16/Ici-Londres-%21-Une-Histoire-de-l-Underground-Londonien-depuis-1945-de-Barry-Miles</link>
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    <pubDate>Mon, 16 Apr 2012 11:44:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pop Save The Queen...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/bmiles.jpg&quot; alt=&quot;bmiles.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;bmiles.jpg, avr. 2012&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Barry Miles a quatorze ans lorsque paraît&lt;em&gt; Sur la Route&lt;/em&gt; et dix huit quand &lt;em&gt;Love Me Do&lt;/em&gt; déferle sur les ondes&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est de ces enfants de la guerre qui a laissé l’Angleterre, et Londres particulièrement, exsangue des sacrifices consentis.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui business man, auteur officiel des Beatles et intime de Sir Paul, Barry Miles est de ces jeunes qui, à la fin des années 50, partiront irrésistiblement à l’assaut du divertissement quand celui-ci devra emprunter les chemins les plus audacieux et les tournants les plus excentriques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus peut-être qu’aucune autre métropole, Londres sera de 1945 à 1978 le carrefour de tous les arts, le rendez-vous des dernières modes et la base principale de l’underground mondial.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Paris mis out (existentialisme vieillissant et chansons à textes dépassées…), New York isolé et élitiste (Beat Generation éclatée et Greenwich Village pour boyscouts…) et Berlin emmuré pour longtemps, c’est bien de Londres que tout va se décider et que l’underground va réveiller les esprits asphyxiés par les bombes. C’est ce que Barry Miles nous dévoile dans ce document passionnant et indispensable publié chez le très recommandable Rivage Rouge.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l’instar de chaque capitale, Londres élira avec Soho, dès 1945, son quartier branché, son St Germain des Près… Écrivains (D. Thomas, K. Amis…), peintres (F. Bacon, L. Freud…) et musiciens (L. Donnegan, A. Korner…) y avaient leurs clubs et pubs privilégiés où tous fuyaient l’ennui et le souvenir épais des privations récentes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les clubs constituent alors les bases de lancement de tout événement culturel, les lieux où se font et se défont les réputations, les bouillons de culture des mouvements à venir&lt;/strong&gt;. Ils seront aussi les centres d’accueil et les points de fixation des undergrounds venus d’ailleurs (la Beat Generation ne jurera un temps que par la capitale anglaise. Plus tard, Fluxus et les conceptuels américains trouveront leur meilleur public à Londres)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est dans ces clubs poussant comme de mauvaises herbes (des dizaines quand à la même époque des groupes se produisaient à Paris sur une maigre poignée de scènes…) que la musique rythmée va prendre son essor. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Imaginons-nous bien qu’à la fin des années 50, la Grande Bretagne comptait autour de 15 000 groupes de skiffle, l’ancêtre du rock’n’roll&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Phénomène qui alla s’amplifiant grâce, en particulier, aux radios pirates mondialement connues (Radio Atlanta, Radio London et surtout Radio Caroline…)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les années 50 avaient posé les bases d’une nouvelle culture, les &lt;em&gt;Angry Young Men&lt;/em&gt; et les peintres expressionnistes avaient libéré les esprits. Les années soixante et soixante dix allaient, grâce à la musique, émanciper les corps.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Barry Miles, à l’époque propriétaire associé de la librairie-galerie Indica, verra défiler tous les héros de l’underground anglais&amp;nbsp;: de Syd Barrett à Paul Mc Cartney en passant par Mick Jagger et Jimi Hendrix. Nul mieux que lui ne pouvait restituer cette atmosphère de curiosité permanente et d’explosion progressive des tabous.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dès lors, sonnera le temps du &lt;em&gt;Swinging London,&lt;/em&gt; étiquette publicitaire d’un snobisme chamarré et glamour&lt;/strong&gt; (en vrac&amp;nbsp;: Twiggy, Blow Up, Mary Quant, Christine Keeler, Carnaby Street, les Frères Kray, Diana Rigg, les &lt;em&gt;Fab Fours&lt;/em&gt;…) &lt;strong&gt;et du &lt;em&gt;Summer of Love&lt;/em&gt; (1967) et sa kyrielle de groupes pop.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Périodes phare où culminèrent les idéaux de liberté sexuelle et d’expression pluriculturelle.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette seconde partie des 60’s verra l’avènement d’un &lt;em&gt;must&lt;/em&gt; londonien auquel tout donnait raison jusqu’à une nouvelle littérature visionnaire (Ballard, Moorcock…) et un art fractal et déshumanisé (Soft Machine, Gilbert &amp;amp; George, David Hockney…) Rien ne semblait pouvoir échapper à l’innovation hors de Londres (quand ce n’était pas Canterbury…)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais,la crise économique mondiale déploya ses ailes et, à partir de 1973, comme ses voisins, atteignit le Royaume Uni.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rigueur, grèves, fermetures d’usines, fantômes des privations d’hier allaient précipiter ce bel enthousiasme vers un gout de révolte et d’anarchie hurlé par de tempétueuses créatures drivées (on ne se refait pas…) par des stylistes de mode (Vivienne Westwood, Malcom Maclaren…) qui ne demandaient que ça.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’incendie du punk ravagea Londres au son des Clash et des Sex Pistols. Il marquait la fin d’un monde, prônait le &lt;em&gt;no future&lt;/em&gt; et rayait de la carte les utopies libertaires et les facéties du Sergent Pepper.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le mouvement punk reste à ce jour le dernier grand séisme underground et Londres en fut le berceau. Barry Miles s'y attarde comme il se doit.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Concluons avec l’auteur cet itinéraire unique dans une ville monde où tout peut toujours arriver&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Londres est comme un palimpseste. Des poches de différentes contre cultures sont disséminées à travers la ville. De vieux hippies survivent près de la Westway à Nothing Hill (…) Les Goths et les techno-freaks ont adopté un style de vie cyberpunk dans le marché de Camden. Quelques punks à iroquoises se pavanent même encore à Kings Road… »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Interview de Richard Morgiève (janvier 2012)</title>
    <link>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2012/01/26/Interview-de-Richard-Morgi%C3%A8ve-%28janvier-2012%29</link>
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    <pubDate>Wed, 01 Feb 2012 13:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Interviews</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'occasion de la parution de &lt;em&gt;United Colors of Crime&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Physique de vieil ado, visage taillé à la serpe, ventre plat de bouffeur d’espaces. Tel est l’homme que nous retrouvons au bar de l’hôtel Lenox Monparnasse&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rebelle de la littérature depuis ses débuts, ce pirate sait rentrer dans le rang à point nommé. Son titre précédent &lt;em&gt;Mouton&lt;/em&gt; que nous avions farouchement défendu délirait quand même grave...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;United Colors of Crime&lt;/em&gt; (déjà acheté par le cinéma…) est un de ses meilleurs romans&lt;em&gt; lisibles&lt;/em&gt; – peut-être le meilleur.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C’est en tout cas, comme il nous le confiera, le seul de ses livres où il n’a pas employé le mot &quot;bite&quot; !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour payer proprement sa dette à la littérature qu’il aime. Celle des années 50 où les hommes étaient durs mais pudiques. Moteur. Action !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/MORGIEVE_photo_copie.jpg&quot; alt=&quot;MORGIEVE_photo_copie.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;MORGIEVE_photo_copie.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &lt;em&gt;O&lt;/em&gt;bsédés Textuels&amp;nbsp;: Il est souvent apparu que les jeunesses fracassées – comme la votre – donnent des destins exceptionnels&amp;nbsp;: grands hommes mais aussi grands criminels…&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Richard Morgiève&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Je trouve qu’il vaut mieux rire dans une Cadillac que pleurer dans le métro. Vous savez on a le destin que l’on a et on essaie de s’adapter. Bref, je n’ai pas de théorie là-dessus… J’ai fait ce que j’ai pu&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Vous sentez vous un marginal de la littérature comme certains le sont de la société ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;R. M&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Oui car ça va de pair. J’ai commencé par être un marginal de la société et je le suis resté à ma manière même si je fais partie du système littéraire. Mais, je ne me sens pas proche du tout de mes confrères. Je me sens séparé d’eux pour beaucoup de raisons d’ordre morale et politique et je me satisfais pleinement d’être à ma place et eux à la leur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: En répondant au questionnaire de Proust, vous dites, quand on vous demande votre personnage de fiction préféré, Gu. J’imagine que vous faites référence au héros du&lt;em&gt; Deuxième Souffle&lt;/em&gt; (Jean-Pierre Melville. 1966. ndlr) ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. M&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Oui absolument&amp;nbsp;! C’est le personnage employé à plusieurs reprises par José Giovanni qui a écrit de grands livres et le film qu'en a tiré Melville est un immense chef d’œuvre. Gu m’a toujours fasciné. Le &quot;monde des hommes&quot; m’a sans cesse attiré comme dans la littérature américaine avec cette fameuse question dont tout découle &quot;En avoir ou pas…&quot; (Roman d’Hemingway. 1937. ndlr)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Venons-en à &lt;em&gt;United Colors of Crime&lt;/em&gt;, roman polymorphe et hypnotique, où l’on découvre un gregario en fuite de la Mafia répondant au nom de Chaïm Chlebek alias Ryszardz Morgiewicz. Encore le passé qui vient vous tirer les oreilles... ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.M&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: (sourire) Oui, c’est une drôle d’histoire… Comme quoi, on peut faire de l’autofiction sans vouloir en faire. En 2010, après &lt;em&gt;Mouton&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;(&lt;a href=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2008/08/18/140-archives-coups-de-coeur-francais&quot;&gt;cf. archives&lt;/a&gt;)&lt;/strong&gt;, j’ai eu une crise d’inspiration de 15 mois où je jetais tout, n’étais content de rien. Je me suis aperçu que j’étais en pleine crise d’identité. Mon identité s’était fractionnée en trente livres et, soudain, j’ai découvert en consultant mon bulletin de naissance que je n’étais pas né sous le nom de Richard Morgiève mais sous le nom de Ryszardz Morgiewicz et n’ai eu mon nom français qu’à l’âge de quatre ans. Nom polonais qui était bien celui de mon oncle mort – ou supposé mort à Monte Cassino –. Et là, j’ai pensé que je ne pouvais résoudre mon problème d’identité qu’en la reconstituant dans une réalité, car en tant qu’auteur je ne peux écrire que lorsque je crois totalement en ce que j’écris – ce qui est un défaut, j’en conviens.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: N’est ce pas le propre de l’écrivain ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. M :&lt;/strong&gt; Non, je pense qu’il y a des écrivains qui ont une distance gracieuse avec leur récit.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Ça change la vie de découvrir son passé à 60 ans ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. M&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Ça ne change pas la vie mais ça m'a conforté dans le fait que je suis issu d’une famille bizarre, très noire, avec des morts, des meurtres, des choses extrêmement lourdes en termes de passé et tout ça rejaillit dans mes livres et là, dans le fait d’avoir un prête-nom idéal, j’ai pu vivre une nouvelle vie.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T&amp;nbsp;: Vous avez l’air plutôt satisfait de cette affaire de bulletin de naissance sorti d'un tiroir oublié…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. M&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Bien sûr, c’est un coup de chance phénoménal&amp;nbsp;! Ça m’a aussi permis d’écrire sur les États-Unis, ce que j’attendais depuis plus de 20 ans, et ça grâce à Chaïm Chlebek, héros qui m’a extrêmement marqué et dont je n’envisage pas de me séparer tout de suite…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/morgieve.jpg&quot; alt=&quot;morgieve.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;morgieve.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T&amp;nbsp;: &lt;em&gt;United Colors of Crime&lt;/em&gt; remet à jour votre talent d’auteur de polar que vous avez un temps renié. On se croirait chez James Crumley ou Boston Teran.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. M&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Oui, c’est vrai que je l’ai renié parce que je n’étais pas auteur de romans policiers même si les livres que j’ai écrit empruntaient des éléments du polar. A cet égard, &lt;em&gt;United Colors of Crime&lt;/em&gt;  qui est, je suis bien de votre avis, un roman policier mais qui intègre aussi le western et, surtout ce que je voulais faire, il intègre la grande Histoire avec cette référence aux années 50 des États-Unis. Le roman se déroule en 1951, juste avant la bombe H, quand la terreur est encore humaine. Le monde sort de la guerre avec l’envie de vivre et apparait le maccarthysme, sorte de fascisme qui ne dit pas son nom et qui fit de ce pays un état totalement paranoïaque dont il garde encore les traces… Vous savez, l’Amérique est inconsciente de son histoire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T&amp;nbsp;: Je vous ai découvert avec un roman que je n’ai cessé de recommander depuis qui est &lt;em&gt;Sex Vox Dominam&lt;/em&gt; (Calmann Lévy. 1995). Redoutable opus qui contenait déjà tous les éléments de votre écriture entre violence et poésie, brutalité et douceur…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. M&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: J’adore ce livre… En plus il est drôle. C’est vrai qu’on retrouve beaucoup de mon univers autant dans &lt;em&gt;Sex Vox Dominam&lt;/em&gt; que dans &lt;em&gt;United Colors of Crime&lt;/em&gt; A la différence que dans ce dernier, j’ai énormément travaillé le style pour qu’il soit logique par rapport à l’époque et moderne à la fois. Pour la première fois de ma vie, j’ai utilisé les points de suspension pour rendre hommage à l’histoire plutôt qu’à mon ego...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T&amp;nbsp;: En effet, le style est superbe, brutal, sensuel, chaloupé…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. M :&lt;/strong&gt; J’ai essayé de faire un livre très beau mais surtout juste par rapport à l’époque.  Et concernant le style, j’ai fait allégeance aux 50’s et aux héros de ces années. La brutalité ne passait pas par la violence verbale et c’est ce que j’ai voulu rendre, sortant par là de mes habitudes littéraires. De plus, j’ai voulu, à côté de cette violence, écrire une histoire &lt;em&gt;glamour&lt;/em&gt; en quelque sorte...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T&amp;nbsp;: Il y a cette étrange histoire d’amour avec Dallas l’Indienne et cet argent volé à la Mafia. On est carrément dans Peckinpah de&lt;em&gt; The Getaway&lt;/em&gt;...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. M&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Absolument&amp;nbsp;! Vous êtes tombé pile. &lt;em&gt;The Getaway&lt;/em&gt; (Sam Peckinpah. 1972. ndlr) est certainement un de mes films préférés et il y a quelques temps en le revoyant je me suis rendu compte qu’à un moment du film un train descend à Alpine (un des lieux de &lt;em&gt;United Colors of Crime&lt;/em&gt;)… Mon inconscient a fonctionné et a lié les deux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T&amp;nbsp;: Enfin, vous, célinien en diable, pensez-vous comme lui que &lt;em&gt;&quot;l’amour c’est l’infini à la portée des caniches&quot;&lt;/em&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. M&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: (sourire)… Moi je dirais que l’amour c’est ce dont on a tous besoin, ce dont toutes les histoires ont besoin et sur quoi tout se fracasse à la fin. L’amour n’existe que dans une projection. C’est un horizon. Mais malgré tout, je serais moins cruel que Céline car s’il n’y avait pas l’amour, je n’écrirais pas.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;United Colors of Crime&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Carnets Nord&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Hammer of the Gods : la Saga de Led Zeppelin de Stephen Davis</title>
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    <pubDate>Wed, 02 Nov 2011 22:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand nous Étions des Dieux...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/davis.jpg&quot; alt=&quot;davis.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;davis.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;Il ne faut &lt;strong&gt;jamais négliger le gout des dieux&lt;/strong&gt; pour le jeu !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Led Zeppelin, du haut de son &lt;strong&gt;Olympe électrique&lt;/strong&gt;, n’a passé son temps qu’à ça&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;s’amuser à profiter d’un pouvoir qu’il s’était construit à la barbe de tous&lt;/strong&gt;. Jouer aux plus méchants, aux plus cupides, aux plus plagieurs, au plus détestablement bruyants.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, jouer avec le feu dans &lt;strong&gt;une quête prométhéenne qui le ramènera cruellement au rang d’humains dévastés&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hammer of the Gods&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; porte en lui sa propre légende. &lt;strong&gt;Paru en 1985&lt;/strong&gt;, il levait le voile sur &lt;strong&gt;les frasques du groupe le plus célèbre des 70’s&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Disait enfin ce qui se murmurait depuis cette fameuse deuxième tournée américaine. Évoquait filles et animaux, drogues et magie noire, argent liquide et hommes de main.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr, &lt;strong&gt;le gang et son porte flingue Peter Grant nièrent en bloc&lt;/strong&gt; (les rock stars sont menteurs comme des arracheurs de dents...) pensant à leurs fans et surtout à leurs femmes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment Stephen Davis (au demeurant biographe de Marley, Morrison…) &lt;strong&gt;qui n’avait passé que deux semaines avec eux en 1975&lt;/strong&gt; pouvait ambitionner de détenir ces vérités scandaleuses ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certes, c’est auprès de Richard Cole, l’adjoint de Grant, &lt;strong&gt;qu’il aurait puisé ses sources&lt;/strong&gt; et cette eau salement croupie. Mais ne disait-on pas que Cole, aigri par des responsabilités en berne et victime d’une héroïnomanie chronique n’avait pas toute la fiabilité requise ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu’importe, les rumeurs devenaient enfin de grands moments d'histoire et c’est bien de cela que le rock se nourrit&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le livre sortit en France en 1989 amputé de plus de 120 pages&lt;/strong&gt; (les plus attendues bien sûr – les ayant droits veillaient !) et l’on dut attendre &lt;strong&gt;François Bon&lt;/strong&gt; et son &lt;em&gt;Led Zeppelin une Biographie&lt;/em&gt; pour nous aider à passer le cap du millénaire avec du &lt;em&gt;gossip Led Zep&lt;/em&gt; légérement dégrossi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais voilà, François Bon n’est pas journaliste comme Davis, archétype de ces journalistes anglos saxons qui s’effacent derrière leurs sujets. &lt;strong&gt;Connaissant admirablement le monde du rock et détenteur d’un carnet d’adresse de flic des stups&lt;/strong&gt;, Davis relate cette grande histoire de bruit, de fureur et de pouvoir avec une précision chirurgicale et sans en faire des caisses. &lt;strong&gt;La traduction discrète et efficace de Philippe Paringaux&lt;/strong&gt; fait le reste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le livre montre que, depuis le début, &lt;strong&gt;Led Zep était voué à incarner la face obscure et glorieuse du rock&lt;/strong&gt;. L’émotion au service de la puissance de feu. &lt;strong&gt;Le marteau des dieux !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que &lt;strong&gt;ce carré magique&lt;/strong&gt;, formé de deux provinciaux assoiffés de reconnaissance et de plaisirs faciles (Plant et Bonham) associé à une déjà star sophistiqué et en retrait et un arrangeur génial mais loin de tout (page et Jones), dirigé par un manager ambitieux et  sans scrupules (Grant) &lt;strong&gt;constituait la formule chimique de la réussite planétaire.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On suit album après albums, tournées cyclopéennes après tournées dantesques le groupe irradié par le succès et la force&lt;/strong&gt; mais aussi miné par la mort et le sort contraire. On assiste à la longue perdition d’un&lt;strong&gt; homme et d’un batteur exceptionnel que fut Bonzo&lt;/strong&gt; que nul ne put sauver car – telle Janis Joplin – il n’était pas de ce monde.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, on observe &lt;strong&gt;la différence essentielle entre les deux hommes canons du groupe&lt;/strong&gt;. L’un énigmatique, prudent mais mortifère (Page), l’autre, solaire, jouisseur mais résistant à tout (Plant)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Led Zeppelin fut le groupe de tous les records&lt;/strong&gt; car il symbolisait ce que la jeunesse populaire des années 70 représentait et réclamait&amp;nbsp;: rébellion, transgression, culture accessible.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans jamais attirer les intellos (Soft Machine) ou les bas du front (Slade), &lt;strong&gt;Led Zep a donné un idéal esthétique et démocratique&lt;/strong&gt; à des millions de jeunes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stephen Davis &lt;strong&gt;a su mieux que quiconque&lt;/strong&gt; traduire cette épiphanie.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2011/11/01/Hammer-of-the-Gods-%3A-la-Saga-de-Led-Zeppelin-de-StephenDavis#comment-form</comments>
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    <title>Pink Floyd en Rouge de Michele Mari</title>
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    <pubDate>Sun, 26 Jun 2011 17:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Chainon Marquant...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/mari.jpg&quot; alt=&quot;mari.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;mari.jpg, juin 2011&quot; /&gt;Au moment où &lt;strong&gt;Roger Waters repart en tournée&lt;/strong&gt; et triomphe avec son &lt;strong&gt;éternel, obsessionnel et pharaonique&lt;em&gt; The Wall&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Michele Mari, à qui l’on doit le très remarqué &lt;em&gt;Tout le Fer de la Tour Eiffel&lt;/em&gt;, nous propose &lt;strong&gt;un des meilleurs textes&lt;/strong&gt; à ce jour écrit sur l’histoire où plutôt&lt;strong&gt; le destin d’un groupe de rock&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Car, &lt;strong&gt;le rock, et c’est notable, fait désormais partie du matériel culturel du siècle&lt;/strong&gt;. Comme la littérature, les arts plastiques ou le cinéma, &lt;strong&gt;on peut en extraire une morale&lt;/strong&gt;, une matière et une conscience.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pink Floyd&lt;/strong&gt;, auquel s’attache Mari, fut &lt;strong&gt;le groupe emblématique du rock progressif&lt;/strong&gt; des années 70 après avoir été un des maillons forts de la pop music underground anglaise. Mais écrire cela est bien sûr insuffisant. Ce serait seulement du domaine de la rock critique basique quand &lt;strong&gt;l’auteur nous propose une sorte de Bible orale, roman polyphonique&lt;/strong&gt;, sur une formation - damnée dès sa naissance - qui révolutionna la musique du XXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le titre établit d’emblée la signification dramatique&lt;/strong&gt; dont l’auteur a voulu imprégner son roman&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;le rouge du sang de Syd Barrett&lt;/strong&gt; salissant à jamais la robe immaculée de ce groupe sans égal. Sang d’une perte, d’un abandon, d’un remord. &lt;strong&gt;Sang d’une longue maladie…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car le&lt;em&gt; pré-texte&lt;/em&gt; de ce livre inspiré est bien&lt;strong&gt;  le premier leader du groupe&lt;/strong&gt;, Syd Barrett,&lt;strong&gt; compositeur et guitariste génial&lt;/strong&gt; de leur disque original &lt;em&gt;The Piper at the Gates of Dawn&lt;/em&gt; sorti en août 1967 qui constitue un des sommets de la musique psychédélique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C’est autour de ce destin foudroyé que Mari imagine un invraisemblable forum&lt;/strong&gt; – un &lt;em&gt;chat&lt;/em&gt; – digne du meilleur réseau social où&lt;strong&gt; sont convoqués pas moins de 71 personnages&lt;/strong&gt; authentiques, pour la plupart, ou fictifs qui vont chacun apporter leur pierre (le mur encore et toujours…) à &lt;strong&gt;l’édification d’une histoire floydienne.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On verra ainsi prendre la parole&amp;nbsp;:  &lt;strong&gt;les acteurs directs que sont les quatre membres du groupe&lt;/strong&gt; (l’homme chien, l’homme chat, l’homme rat et l’homme cheval&amp;nbsp;: comprenez Nick Mason, David Gilmour, Rick Wright, et Roger Waters), puis les proches et amis du groupe, jusqu’aux célébrités à qui ils eurent affaire venus donner leur avis sur &lt;strong&gt;l’établissement d’une vérité &lt;em&gt;in progress&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les témoignages s’imbriquent&lt;/strong&gt;, se répondent, se complètent dans &lt;strong&gt;une harmonie littéraire et fictionnelle ahurissante&lt;/strong&gt;. Car, même si l’auteur s’en défend dans un avertissement préalable, sa science floydienne est immense, &lt;strong&gt;sa capture de l’anecdote passionnante&lt;/strong&gt; et s&lt;strong&gt;on rapport musico-psychiatrique envoutant&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le dossier Syd Barrett est ainsi posé&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: si Syd n’était pas devenu fou obligeant ses compagnons à l’exclure et laissant ce dernier retourner vivre chez sa mère où il mourra en juillet 2006, &lt;strong&gt;Pink Floyd aurait-il été le groupe monumental qu’il a été ?&lt;/strong&gt; Avec ses succès, son gigantisme mais aussi ses mémorables disputes, jalousies et procès internes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interrogations qui ne sont pas sans rappeler le cas Jim Morrison&lt;/strong&gt; devenu également incontrôlable et gênant pour ses acolytes.&lt;strong&gt; Mais c’est une autre histoire…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le livre répond à sa manière, par le récit d’une présence éthérée et permanente de l’elfe de Cambridge, que&lt;strong&gt; non bien sûr&lt;/strong&gt;, mais il le fait &lt;strong&gt;par l’analyse de la conscience des protagonistes&lt;/strong&gt;, par la comparaison de leurs égos et de leurs motivations.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il montre que deux membres du groupe&lt;/strong&gt; (Gilmour et Waters, très proches de Syd) &lt;strong&gt;avaient profité&lt;/strong&gt; du départ du compagnon d’antan pour développer leur nature de leader &lt;strong&gt;quand les deux autres&lt;/strong&gt;, plus suivistes, avaient malgré tout passé leur temps&lt;strong&gt; à amortir les coups.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chaque témoignage&lt;/strong&gt; ou lamentation ou confession ou exhortation (ce sont les appellations mystiques des interventions) revient toujours, en apportant de nouvelles pièces édifiantes au dossier, &lt;strong&gt;vers le fantôme de Syd&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Celui là même&lt;/strong&gt; qui débarquera pendant l’enregistrement de &lt;em&gt;Wish You Were Here&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;obèse, rasé et halluciné, provoquant, une fois reconnu, les longs sanglots de Roger et les tourments de David&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
Ce même Syd dont ils avaient tous voulu se détourner &lt;strong&gt;non seulement pour son instabilité chronique&lt;/strong&gt; mais aussi pour &lt;strong&gt;s’imposer les uns aux autres&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Syd Barrett encombrant génie&lt;/strong&gt; d’une époque et d'un art qu’ils voulaient révolus. Syd, petit maître du temps passé et perdu à jamais...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au bout de cette lecture unique&lt;/strong&gt;, de ce parcours hanté et beau à la fois, une phrase s’impose, écrite par un des personnages, qui pourrait être l'auteur, portant une conviction authentique et militante&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Syd Barrett ne fut pas chassé parce qu’il était devenu fou&amp;nbsp;: il devint fou parce qu’ils étaient en train de le chasser »&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pink Floyd rouge… de honte !&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pink Floyd en Rouge&lt;/em&gt;. Le Seuil&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Interview d'Alec Covin (mars 2011)</title>
    <link>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2011/03/28/Interview-d-Alec-Covin-%28mars-2011%29</link>
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    <pubDate>Fri, 01 Apr 2011 00:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Interviews</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'occasion de la sortie du &lt;em&gt;Général Enfer&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'interview se fait par téléphone car l'homme est en travaux. Entendez pris entre plâtre et ciment !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Nous le suivons depuis le début de son impeccable trilogie et pensons qu'il est temps d'être plus nombreux à reconnaître son rôle dans le polar fantastique.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Armé d’un style qui doit faire bien des envieux dans le monde du thriller et maraudant sur les terres américaines où les Français sont rarement à l’aise, Alec Covin nous repait de frissons et d’émotions fortes dans ce dernier acte de la trilogie des &lt;em&gt;Loups de Fenryder&lt;/em&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La voix est claire, profonde. Le garçon est sûr de lui, à la limite de la hauteur. Impression vite corrigée par une sorte de sincérité touchante qui montre le respect dans lequel ce &lt;em&gt;néo tragique&lt;/em&gt;  tient l'art et la littérature. Allo ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/Covin__Thierry_Orban-Abacapress_-_A.jpg&quot; alt=&quot;Covin__Thierry_Orban-Abacapress_-_A.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Covin__Thierry_Orban-Abacapress_-_A.jpg, mar. 2011&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &lt;em&gt;O&lt;/em&gt;bsédés Textuels&amp;nbsp;: Alec Covin est-il votre vrai nom et comment doit-on le prononcer ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Alec Covin&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: C’est un pseudonyme car je crois qu’un romancier doit aussi se créer sa propre identité. Quant à la prononciation, vous pouvez le dire à la française ou à l’américaine… C’est selon vos goûts.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: C’est rare de constater à ce point qu’un livre français n’est pas américain, c’était une priorité de votre écriture ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: La trilogie des loups est en effet une trilogie américaine. J’ai écrit d’autres livres, notamment&lt;em&gt; Deux et Demi&lt;/em&gt;, qui se passent en France mais pour en revenir aux&lt;em&gt; Loups&lt;/em&gt;, mon inclination pour les États-Unis est purement romanesque. Les États-Unis représentent à mes yeux un grand bocal à fictions que j’ai appelé un &lt;em&gt;fictionarium&lt;/em&gt;, une terre à intrigues, une zone de risques. Quant au style, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;il fait l’homme »&lt;/em&gt; comme disait Buffon. J’ai lu les grands auteurs français Malraux, Gide… Si le texte s’en ressent tant mieux. C’est une sorte de métissage entre un univers américain, particulièrement le fantastique américain avec Stephen King, Peter Straub, Richard Matheson que je revendique, et parallèlement, par mes études universitaires un goût pour la forme, les structures narratives, les jeux aussi au niveau du récit. Enfin, il y a une référence cachée qui est la littérature anglo-saxonne de la fin du 19e siècle qui me tient beaucoup à cœur. Mes romans sont souvent inspirés d’auteurs comme Stevenson ou Stocker, et plus précisément pour la trilogie des&lt;em&gt; Loups&lt;/em&gt; la grande idée de base, que je n’ai encore jamais révélée, c'était quand j’ai eu cette idée d’une nouvelle guerre civile américaine, de transposer le texte scandinave &lt;em&gt;Le Crépuscule des Puissances&lt;/em&gt; de la mythologie islandaise aux États-Unis à notre époque. Vous trouverez en cherchant bien des références à cette mythologie dans quelques passages. Le nom des loups eux-mêmes sont des américanisations de noms scandinaves par exemple Fenrir devient Fenryder.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/covin3.jpg&quot; alt=&quot;covin3.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;covin3.jpg, mar. 2011&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Pour prolonger vos influences littéraires, revenons à votre trilogie des&lt;em&gt; Loups de Fenryder&lt;/em&gt;. Le thriller français s’est engouffré soit dans la cyber violence (Grangé, Dantec…), le suspense fantastique (Chattam, Werber…), le néo polar (Chainas, Thilliez…) ou bien sûr l’ésotérisme horrifique (Giacometti et Ravenne, Loevenbruck…). Tout en reprenant certaines de ces constituantes, votre voie est ailleurs. Plus proche semble t-il de Preston &amp;amp; Child ou même Caleb Carr qui nous ramène à un côté gothique de votre travail…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A. C&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;: Je connais ces auteurs mais pour être très franc je lis très peu de mes contemporains. Je viens d’avoir quarante ans et il me semble que les grandes références on les a entre 15 et 30 ans. Le paysage intellectuel se fige et je fonctionne beaucoup sur des références autant au cinéma qu’en littérature liées aux 70’s et 80’s. C’est vrai que même si j’ai des préférences comme Neil Gaiman par exemple, les auteurs actuels m’inspirent ou m’intéressent moins que ceux que je vous ai cités plus haut. Quant aux auteurs français, je privilégie des écrivains anciens comme Cazotte (&lt;em&gt;Le Diable Amoureux&lt;/em&gt;), un des premiers auteurs fantastiques français, Nerval qui participe de ma culture surréaliste, Gide que l’on retrouve peut-être dans ma façon de concevoir des romans, à l’instar de Stevenson d’ailleurs, avec des points de vue différents. Le jeu sur la narration m’attire beaucoup aussi comme chez Dostoïevski par exemple...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T.&amp;nbsp;: Peut-on connaître votre formation ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A. C&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: J’ai une licence de lettres, une maitrise de cinéma et un DEA d’esthétique. Vous voyez, j’ai touché un peu à tout mais je suis très attaché au cinéma car je pense qu’il est très décomplexé par rapport à la question des genres. Kubrick est le parfait exemple du cinéaste qui n’a pas peur de passer d’un style à un autre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T.&amp;nbsp;: Comme Tarantino aujourd’hui !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
A. C.&amp;nbsp;: Oui en effet. On a là des auteurs transgenre exceptionnels. Pour en revenir à mes goûts cinématographiques, mon univers mental emprunte beaucoup aux films fantastiques comme&lt;em&gt; Alien&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Les Dents de la Mer&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L’Exorciste&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Shining&lt;/em&gt;…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/covin4.jpg&quot; alt=&quot;covin4.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;covin4.jpg, mar. 2011&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;L.O. T.&amp;nbsp;: Nous avions dans une chronique d’&lt;em&gt;Etats Primitifs&lt;/em&gt; comparé Fenryder à Miguelito Lovelace des &lt;em&gt;Mystères de l’Ouest&lt;/em&gt;, on pourrait y rajouter le général sudiste Cantrel qui irrigue l’imaginaire américain, son cinéma (&lt;em&gt;Josey Wales&lt;/em&gt;) ou sa littérature (J. L. Burke y fait référence…)…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Je ne me suis pas inspiré de références. On ne peut pas dire qu’il y ait  quelqu’un derrière Fenryder même s’il cristallise sûrement d’autres figures réelles ou imaginaires Le personnage de Fenryder m’est apparu tout d’un bloc. Je voulais une figure assez terrifiante. En fait, l’idée des &lt;em&gt;Loups de Fenryder&lt;/em&gt; c’est celle d’une mafia ésotérique avec à sa tête comme une sorte de parrain. Je voulais surtout créer une figure singulière dans l’univers du fantastique. Ni fantôme, ni loup garou, ni vampire ni monstre… mais une figure de la terreur en col blanc. Je définis les loups de Fenryder comme la pulsion de mort du capitalisme américain.  Des héritiers de grandes fortunes qui font allégeance à un démiurge malfaisant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T.&amp;nbsp;: Vous vous rangez donc définitivement dans le fantastique plus encore que dans le thriller ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A. C&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;: Absolument&amp;nbsp;! Je pense que le fantastique tel que je le pratique c’est une nouvelle tragédie grecque. C’est du &lt;em&gt;néo tragique&lt;/em&gt;. Aristote pensait que les deux pôles du tragique étaient la terreur et la pitié. Dans mes récits, il y a toujours ces deux sentiments. Mes personnages sont très humains face à des situations très inhumaines. C’est ce décalage qui rend tragique leurs aventures.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;Êtes-vous sensible aux thèses conspirationnistes auxquelles vos livres constituent un vibrant hommage ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A. C&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;: Pas du tout&amp;nbsp;! J’y suis même allergique. Les conspirationnistes voient du complot partout parce qu’ils veulent en voir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T.&amp;nbsp;: Pourtant, il y a une vraie conspiration dans les&lt;em&gt; Loups&lt;/em&gt; ?!…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Certes, mais elle est purement romanesque et ne constitue en rien la grille de lecture de mon travail. Ce n’est qu’une fiction qui fait réfléchir sur le réel avec la folle possibilité d’un seconde guerre civile, d’une nouvelle Guerre de Sécession. Mais je suis très réticent vis-à-vis de tout ce qui est complots et conspirations. La littérature fantastique c’est un jeu. C’est comme si l’on avait dit à Stocker &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Attention avec&lt;/em&gt; Dracula&lt;em&gt;, vous suscitez une conspiration contre l’empire britannique »&lt;/em&gt; On peut utiliser les figures maléfiques sans être qualifié d’auteur complotiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/covin.jpg&quot; alt=&quot;covin.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;covin.jpg, mar. 2011&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T.&amp;nbsp;: Votre trilogie est une sorte de bible noire. Vision prométhéenne de l’Histoire par les héros que vous mettez en scène mais aussi avènement de Lucifer et de ses anges déchus comme revers de chaque effort de l’humanité à être meilleure...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A. C&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;: C’est en effet l’histoire d’une petite communauté de gens de bonne volonté qui vont combattre une mafia qui incarne le principe du Mal. On pourrait penser qu’il y a quelque chose de très manichéen dans tout ça mais je crois que mes romans sont plus complexes que ça et les bons sont parfois assez sombres, en tout cas jamais angéliques. J’essaye de faire en sorte que mes personnages ne soient pas monolithiques sans verser non plus dans l’archétype de l’antihéros. Ils sont essentiellement travaillés par la culpabilité et l’impossible rachat de la faute…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T.&amp;nbsp;: Sans dévoiler la fin à la tonalité très &lt;em&gt;American Psycho&lt;/em&gt;, on a du mal à croire que la boucle est bouclée…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A. C&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;: J’aime l'idée de finir sur une possibilité, sur un énième rebondissement, qu’il y ait prolongation éditoriale ou pas d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. O. T.&amp;nbsp;:  Un projet de littérature blanche ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A. C.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Je ne m’interdis pas de toucher à cette littérature que j’ai déjà abordée dans mon cycle &lt;em&gt;Eros et Thanatos&lt;/em&gt;. Je me sens aussi à l’aise dans les grands formats que dans récits plus intimistes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Général Enfer&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; d'Alec Covin. Plon&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2011/03/28/Interview-d-Alec-Covin-%28mars-2011%29#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Mots d'Auteurs</title>
    <link>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2008/08/28/23-paroles-dauteur</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Mar 2011 00:43:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Livre d'Or</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Témoignages d'écrivains...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&quot;A Cédric Bru, dont l'oeuvre magistrale est la plus audacieuse&amp;nbsp;: mettre en valeur toutes celles des autres&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Catherine Siguret&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(une sélection par ordre alphabétique)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;A Cédric et à toute l'équipe des Obsédés Textuels. En souvenir d'une soirée riche et animée&amp;nbsp;! Et pour que (sur)vive la transgression. Amitiés&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Karim Amellal&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Grace à ce livre &quot;pop&quot;, j'aurais donc eu mon heure de célébrité aux Obsédés Textuels. Merci.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;François Bégaudeau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci à Cédric Bru pour cette très belle conversation à l'hôtel Lenox devant des femmes ébahies par son intellect et par mon physique... Amitié et gratitude.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Frédéric Beigbeder&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Pour Cédric &amp;amp; &quot;Les Obsédés Textuels&quot;, ces mots qui disent l'échange et l'amitié afin qu'advienne une terre de lumière.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Calixthe Beyala&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Mes remerciements à Cédric Bru qui a eu la gentillesse de commenter ces &quot;Exilés de Montparnasse&quot; devant un public attentif et de me présenter de façon bien élogieuse. Avec toute ma sympathie.&quot;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jean-Paul Caracalla&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;A vous Cédric, mon &quot;Obsession Vinci&quot; que j'ai été si heureuse de partager dans ce climat tellement tendre où on a vraiment envie de revenir même pour écouter les autres. En toute sympathie.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Sophie Chauveau&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Cher ami, un très grand merci pour votre texte sur ma trilogie. C´est pour moi une merveilleuse dose de vitamine C, j´en avais bien besoin&amp;nbsp;! Avec toute ma reconnaissance, très amicalement.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Alec Covin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Avec toute ma sympathie et mes remerciements. Souvenirs d'une soirée forte.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jean-Philippe Domecq&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci d'avoir si bien parlé de ces reines méconnues et de m'avoir aidé à en restituer toutes les couleurs. Amicalement&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jean-Louis Fetjaine&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci pour votre gentillesse et votre invitation. Amicalement&quot;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Emmanuelle Gaume&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;En souvenir d'une très agréable soirée de conversations sur l'art et tous mes encouragements pour votre action en faveur des livres et des auteurs. Très amicalement.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Adrien Goetz&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Je tenais à vous remercier pour cette soirée d'hier. J'ai été heureux de faire votre connaissance, apprécié votre implication, votre simplicité, votre cordialité et cette amour de la littérature que vous savez si bien faire partager. Amicalement.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jean-Michel Guenassia&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci à Cédric Bru, animateur précis et plaisant, et surtout bon compagnon.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Eric Halphen&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Pour Cédric, avec l'enthousiasme de l'obsession sex- pardon&amp;nbsp;! textuelle. Une belle soirée. Amitiés&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Alain Jaubert&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci à Cédric qui a lu avec tant de sensibilité. Très amicalement&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Alain Jessua&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci à Cédric Bru pour cette soirée 'achement enrichissante. Merci de l'invitation.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Kent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Pour Cédric qui a le chic sans trop de hic de me faire parler de nique... Convivialement - oui !&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Serge Koster&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci Cédric d'avoir gaté ce &quot;Jongleur de Nuages&quot; au cours de cette rencontre amitié où vous avez su faire étinceller les imaginaires et sublimer nos livres par votre gentillesse et votre lecture éclairée. Affectueusement&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ysabelle Lacamp&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;En souvenir d’un débat passionnant et de vifs échanges autour de cet essai volcanique. Avec mon estime et mon amitié&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Alexis Lacroix&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Soirée tout à fait réactive entre le ton conservateur et quasi &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;nostalgique et des visées plus avancées. Merci à toutes et à tous. A suivre.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Père de la Morandais&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Cher Cédric, ces histoires de femmes qui, je l'espère, vous ont fait rêver. De tout coeur.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Alexandra Lapierre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Avec ma gratitude pour cette soirée qui aurait pris pour Kafka l'allure d'une séance au tribunal (pas pour moi). Avec aussi le plaisir de cette rencontre.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Gérard-Georges Lemaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Pour les Obsédés Textuels de Cédric où Vigo Ravel et moi-même avons passé une excellente soirée. Oui c'est vrai&amp;nbsp;! Chaleureusement&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Henri Loevenbruck&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci Cédric d'avoir parlé de ce roman comme je l'aurais fait si j'avais plus de talent&amp;nbsp;! Et en souvenir d'une très belle &quot;soirée amoureuse&quot;. Bien amicalement.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Dominique Mainard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;A Cédric Bru qui est vraiment un bon lecteur. Très amicalement&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Michela Marzano&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;A Cédric et pour Les Obsédés Textuels qui ont lu passionnément la vie et l'oeuvre de Françoise Sagan. Avec mes remerciements et mon enthousiasme pour une soirée riche et pleine d'enseignements&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Geneviève Moll&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;A Cédric Bru, en souvenir d'une heure délicieuse à Saint-Florent, pour lui dire ma gratitude, mes voeux et mon amitié&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jean d'Ormesson&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci cher Cédric pour ce séjour lensois d'&quot;Obsessions Textuelles&quot;, pour ces entretiens minutieusement préparés et vos soins efficients. Merci d'avoir aimé ce livre et de l'avoir fait aimer à votre auditoire&quot;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Claude Pinoteau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Heureux d'avoir été lu de si près, avec autant de bienveillance et de pertinence. Merci.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ollivier Pourriol&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Pour Cédric, après un moment de sympathie à propos des livres, ceux qu'on lit, ceux qu'on tente d'écrire... A une autre fois !&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Yann Queffélec&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;... Et on a refusé du monde, Cédric. C'est un signe , non ?&quot;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Patrick Rambaud&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci à Cédric Bru et toutes mes félicitations pour les passionnantes soirées littéraires qu'il organise où j'ai pu faire connaître mon livre.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Philippe Rochot&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Pour Cédric Bru et les Obsédés Textuels, en souvenir d'une soirée passionnante entre l'ex Flambeur, l'humoriste dévoyé et l'artiste insaisissable. Bravo pour votre travail et votre érudition. Avec mes remerciements&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Airy Routier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci à vous qui, comme moi, avez vécu  avec passion l’Histoire de la Ve République et en avez compris toutes les subtilités.Très amicalement&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Olivier Stirn&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci à Cédric Bru pour cette soirée amicale avec des gens très sympathiques... et un bon whisky&amp;nbsp;! Très amicalement.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Maud Tabachnik&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci Cédric pour ces trois conversations-passions. Amicalement&quot;&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;François Taillandier&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Cédric, c'est la première fois que je me retrouve de l'autre côté du comptoir et j'y ai pris goût. Mais c'était grace à vous !&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Sylvain Tesson&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Merci Cédric pour cette soirée qui fut un véritable plaisir et un honneur pour moi de rencontrer un grand monsieur du milieu policier.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Franck Thilliez&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Avec Cédric Bru au Lenox, ce fut une &quot;parenthèse enchantée&quot; suspendue dans le temps et l'espace.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Bernard Werber&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour retrouver &lt;strong&gt;d'autres messages amicaux&lt;/strong&gt;, rendez-vous sur les billets &quot;archives&quot; dans la catégorie &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?category/Livre-dor&quot;&gt;Livre d'Or&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2008/08/28/23-paroles-dauteur#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>La Blessure la Vraie de François Bégaudeau</title>
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    <pubDate>Fri, 25 Feb 2011 12:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeunesse Foirée&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/begaudeau2.jpg&quot; alt=&quot;begaudeau2.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;begaudeau2.jpg, fév. 2011&quot; /&gt;L’art de François Bégaudeau&lt;strong&gt; est profond, subtil et désolé&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Celui à qui&lt;strong&gt; le succès vint par le hasard d’une société démontée&lt;/strong&gt; brille pourtant à ne jamais le chercher.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En effet, hormis le sujet brulant et fédérateur de l’éducation traité &lt;em&gt;in vivo&lt;/em&gt; dans &lt;em&gt;Entre les Murs&lt;/em&gt;,&lt;strong&gt; l’œuvre de Bégaudeau est déconnectée des processus de succès littéraire&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: même modeste et impeccable maison d’édition (Verticales), mêmes obsessions vaincues par la vie (rock, sport, amours adolescentes…).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, mêmes attitudes sans compromis vis-à-vis des médias&amp;nbsp;: parler de cinéma au &lt;em&gt;Cercle&lt;/em&gt; de Canal + l’importe davantage que de &lt;strong&gt;jouer au critique littéraire&lt;/strong&gt; (trop de respect pour la langue…) ou au témoin engagé (trop de dégoût pour la réal politique…)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Blessure la Vraie&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, n’échappe pas à la règle que cet auteur au physique de &lt;strong&gt;patricien courroucé&lt;/strong&gt; s’est fixé&amp;nbsp;: écrire surtout pour&lt;em&gt; tuer&lt;/em&gt; le temps.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Vers la Douceur&lt;/em&gt;, son précédent opus, nous avait séduit autant par sa forme spiraloïde que par son fond romantique. &lt;strong&gt;Vian et Queneau y côtoyaient Tarantino et Lubitsch&lt;/strong&gt;. Conte moral, &lt;em&gt;Vers la Douceur&lt;/em&gt; témoignait d’un&lt;strong&gt; esprit bouleversant et lucide&lt;/strong&gt; au sens de&lt;strong&gt; René Char&lt;/strong&gt; qui y voyait &lt;em&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la blessure la plus près du soleil&lt;/strong&gt; »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Justement c’est une blessure qui fait trace dans ce nouveau texte où &lt;strong&gt;la littérature personnelle reprend tous ses droits&lt;/strong&gt;. Bégaudeau revient sur son «&amp;nbsp;été meurtrier », celui de sa blessure originelle, &lt;strong&gt;celui de 1986&lt;/strong&gt;…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1986, son Tchernobyl (avril) des sentiments, sa cohabitation (mars) du romantisme et du politique fantasmé, François Bégaudeau l’a vécu en apnée, en rêve en quelque sorte. &lt;strong&gt;86, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;dont on ne revient pas »&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; écrit-il faussement dramatique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Nantais&lt;/em&gt; à 15 ans, doué pour les études et le tennis, il peine avec les filles s’entretenant dans &lt;strong&gt;une auto dépréciation hautaine qui le rapproche des destins romantiques&lt;/strong&gt;. Il se rêve en léniniste radical mais ne peut ignorer&lt;strong&gt; le talent mouvementé de John McEnroe&lt;/strong&gt; ni les envolées alpines d’Hinault et de Lemond. Encore moins les textes des Clash (il a 17/20 de moyenne en anglais…).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès lors, comme une arène, &lt;strong&gt;un été de vacances devient le point d’orgue du cursus adolescent&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: être ou ne pas être&amp;nbsp;; attraper ou ne pas attraper (on disait se faire des filles à l’époque) ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l’Aiguillon sur Mer, on retrouve une bande de joyeux bras cassés et de filles faciles &lt;em&gt;madonnesques&lt;/em&gt; qui, à l’exception de Joe le tombeur implacable,&lt;strong&gt; broient cet ennui particulier des années 80 dans la bière, la mythomanie et le baby foot&lt;/strong&gt;. Entre&lt;em&gt; A nous les Petites Anglaises&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Pauline à la Plage&lt;/em&gt;. Gaudriole et initiation. Franches gauloiserie et lourds serments.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Nantais&lt;/em&gt; suit Joe, récupérant ainsi la poudre de grâce qu’il laisse dans son sillage jusqu’au jour où c’est à lui que&lt;strong&gt; l’Amour apparaîtra, décisif et glorieux.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais, une sombre histoire d’adultes immatures à laquelle Joe est mêlé &lt;strong&gt;aura raison de son beau rêve qui se terminera en sombre farce&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;86 dont on ne revient pas !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Blessure la Vraie&lt;/em&gt; est à ce jour &lt;strong&gt;le roman le plus abouti de François Bégaudeau&lt;/strong&gt;. Nourri de ses tropismes rémanants&amp;nbsp;: l’éducation, la politique, le langage, l’humour et l’amour impossible, &lt;strong&gt;il renoue avec une littérature d’initiation aux charmes pastel&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le style, comme toujours, est impeccable&lt;/strong&gt;. A ce titre, Bégaudeau est un de&lt;strong&gt; nos meilleurs écrivains&lt;/strong&gt;. Il s’empare de la langue de son temps, joue de l’humour et de la désinvolture sans jamais négliger la syntaxe ou la force du texte. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est un plaisir que de l’accompagner dans&lt;strong&gt; une narration dégagée des mauvaises herbes&lt;/strong&gt; au lexique familier et tout autant précis.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fin du roman en étonnera certains&lt;/strong&gt;. Son incursion dans &lt;strong&gt;le domaine fantastique&lt;/strong&gt;, celui où la littérature échappe au sujet même du livre, prend seule les clés du véhicule, &lt;strong&gt;crée un sillon noir qui met définitivement à jour les intentions de l’auteur&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: écrire pour que la vie vaille quelque chose et que les services de McEnroe ne se perdent pas dans l’éther.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Axolotl Roadkill d'Helene Hegemann</title>
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    <pubDate>Fri, 11 Feb 2011 22:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Enfant Sauvage&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/hegemann.jpg&quot; alt=&quot;hegemann.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;hegemann.jpg, fév. 2011&quot; /&gt;&lt;strong&gt;A l’image des nouvelles révolutions&lt;/strong&gt;, la nouvelle littérature débute sur Internet.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En publiant &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Axolotl Roadkill&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Helene Hegemann a fait scandale à plus d’un titre. En effet, à peine sorti ce livre, &lt;strong&gt;écrit par une gamine de dix sept ans&lt;/strong&gt;, était taxé de&lt;strong&gt; plagiat et de pur produit Internet&lt;/strong&gt; par la presse allemande qui reconnaissait tout de même à l’auteur &lt;strong&gt;des qualités stylistiques hors du commun&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Décryptage&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Axolotl Roadkill&lt;/em&gt; met en scène – c’est la grande force du livre, cette hypra personnalisation de la narratrice&amp;nbsp;! – &lt;strong&gt;Mifti, fille à papa surdouée et gavée de drogues qui n’en finit pas de réinventer sa vie&lt;/strong&gt; et de peiner à faire le deuil de sa mère alcoolo-toxico-mort soudaine.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce texte -&lt;strong&gt; beaucoup plus qu’un journal intime&lt;/strong&gt; comme certains l’ont dit (écrit-on un journal intime quand on est stone 24h/24h ?!) - est &lt;strong&gt;sa déclaration de guerre à la société actuelle&lt;/strong&gt; et, accessoirement, &lt;strong&gt;l’adieu aux armes&lt;/strong&gt; d’une auteure surdouée à &lt;strong&gt;la vieille littérature&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ambiance&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Mifti a un frère bi Edmond, une sœur Anneka, bobo qui &lt;strong&gt;n’en peux plus de voir sa cadette se démolir et de lui ruiner la vie,&lt;/strong&gt; une copine-maîtresse de vingt ans son ainée, Ophélia camée jusqu’aux yeux et érotomane. Enfin Alice, une amie de toute les complicités.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est à l’intérieur de &lt;strong&gt;ce cercle rouge&lt;/strong&gt; que tout se jouera très vite (la vitesse étant la ligne de force du livre) comme &lt;strong&gt;le temps de la montée d’un fix à sa descente&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est à la faveur d’une intrigue qui n’en est pas une (se lever, vomir, rêver de changer, consommer du produit, paraître, dénier, vomir, &lt;em&gt;re-culturer&lt;/em&gt; l’époque pour&lt;strong&gt; investir un plan esthétique radicalement subversif&lt;/strong&gt;, tomber, dormir…) &lt;strong&gt;qu’Helene Hegemann prend délibérément en otage le langage&lt;/strong&gt; en annexant la culture Internet, les blogs de stars allemands du web et les paroles de groupes rock. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Polémique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
A dix sept ans&lt;strong&gt; la réalité et la fiction&lt;/strong&gt;, la drogue et les corn flakes, les livres, les blogs et les fichiers numériques &lt;strong&gt;se mélangent&lt;/strong&gt;… &lt;br /&gt;
Désormais (elle n’est qu’une éclaireuse qui annonce la fin du livre &lt;em&gt;inventé&lt;/em&gt;), rien n’est faux et rien n’est vrai. Il n’empêche que &lt;strong&gt;des procédures ont eu lieu en Allemagne&lt;/strong&gt; pour dénoncer le plagiat du blog d’un certain Airen entre autres.&lt;strong&gt; Ces accusations n’ont fait que renforcer l’aspect scandaleux et novateur de l’ouvrage&lt;/strong&gt;. L’éditeur français, prudent, détaille en fin d’ouvrage les différents emprunts ou interprétations…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Point de vue&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Nous pensons qu’&lt;em&gt;Axolotl Roadkill&lt;/em&gt; est un cas d’école&lt;/strong&gt;. Un cas qui rappelle à ceux qui l’auraient trop vite oublié que&lt;strong&gt; le talent n’est jamais la traduction d’un génie ex nihilo&lt;/strong&gt;, qu’il n’y a pas de génération spontanée mais des générations d’écrivains. Maudites, perdues, beat, X…, &lt;strong&gt;elles ont toutes avoir les unes entre elles&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mifti nous fait furieusement penser&lt;/strong&gt;, la vitesse en plus (cette même vitesse qui fait la différence entre les films d’actions d’aujourd’hui et ceux des années 70/80) &lt;strong&gt;aux protagonistes de Brett Easton Ellis et Jay McInerney&lt;/strong&gt;. Une Allison Poole trash en quelque sorte...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous les ingrédients du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Brat Pack&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; sont dans le livre de la jeune berlinoise&amp;nbsp;: enfants de riches à la dérive, goûts des drogues dures, &lt;strong&gt;désacralisation du sexe&lt;/strong&gt;, ennui abyssal, filiations difficiles…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’autre influence majeure, et bien plus prégnante&lt;/strong&gt; que des plagiats de blogs, qui montre qu’Hegemann est à fond dans son espace temps, &lt;strong&gt;c’est bien sûr Chuck Palahniuk&lt;/strong&gt; !&lt;br /&gt;
Cet écrasement de la narration, &lt;strong&gt;cette dislocation du langage au profit d’analogies psychopathologiques fulgurantes&lt;/strong&gt;, cette écriture de rupture au diapason du cerveau en apesanteur des personnages, cette création esthétisante de monstres &lt;strong&gt;sont plus d’un hommage appuyé&lt;/strong&gt; à l’auteur de &lt;em&gt;A l’Estomac&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rejoignez le club des affreux, sales et méchants&lt;/strong&gt;. Cessez de lire et d’écrire comme avant. &lt;strong&gt;Avec Helene Hegemann et ses projets toxiques&lt;/strong&gt;, sortez de chez vous et témoignez. &lt;strong&gt;C’est l’avenir de la littérature&lt;/strong&gt; qui est en jeu.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Bonne Année !</title>
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    <pubDate>Tue, 11 Jan 2011 11:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Le Blog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chers ami(e)s&lt;/strong&gt;,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Les Obsédés Textuels&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; vous souhaitent une&lt;strong&gt; excellente année 2011&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme vous l'avez constaté, &lt;strong&gt;2010 qui marquait nos cinq ans d'existence&lt;/strong&gt; a été couronnée par la présence de&lt;strong&gt; Frédéric Beigbeder lors d'une soirée mémorable&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis, nous &lt;strong&gt;menons une réflexion exigeante&lt;/strong&gt; sur une nouvelle formule qui nous permettrait, non seulement &lt;strong&gt;de renouveler le concept&lt;/strong&gt;, mais aussi et surtout &lt;strong&gt;d'assurer un public plus nombreux&lt;/strong&gt; dans une période difficile à attirer un auditoire pour écouter parler littérature.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous en sommes certains, &lt;strong&gt;vous serez au rendez-vous de cette nouvelle ère&lt;/strong&gt; des &lt;strong&gt;&lt;em&gt;O&lt;/em&gt;bsédés Textuels&lt;/strong&gt; qui devrait prendre un tour plus polémique. Mais n'en disons pas plus et&lt;strong&gt; gardons la surprise...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vive la littérature et bienvenue aux écrivains !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Enfin livres !</title>
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    <pubDate>Wed, 10 Nov 2010 09:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Le Blog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Michel Houellebecq et Virginie Despentes, que nous &lt;strong&gt;défendons depuis des années&lt;/strong&gt; connaissent enfin la consécration et la même année.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avions fait une longue critique d'&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2010/09/11/Apocalyse-B%C3%A9b%C3%A9&quot;&gt;Apocalypse Bébé&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et la &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Carte et le Territoire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; s'éternise dans nos &quot;coups de coeur&quot;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette reconnaissance nous amène à espérer que&lt;strong&gt; nos chouchous&lt;/strong&gt; (nous sommes restés très yé-yé...) n'y voit qu'une étape et surtout pas une fin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A vrai dire, &lt;strong&gt;nous leur faisons confiance&lt;/strong&gt; et donnerions à lire leurs textes même à nos enfants. C'est dire !!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bientôt, une nouvelle formule !</title>
    <link>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2010/10/08/Bient%C3%B4t%3B-une-nouvelle-formule-%21</link>
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    <pubDate>Sat, 09 Oct 2010 11:54:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Le Blog</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Réflexions et participation...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Nous reprendrons &lt;strong&gt;nos rencontres littéraires&lt;/strong&gt; au Lenox Montparnasse &lt;strong&gt;au début de l'année 2011&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous mettons actuellement au point &lt;strong&gt;une nouvelle formule&lt;/strong&gt; capable de&lt;strong&gt; renouveler&lt;/strong&gt; au bout de cinq ans &lt;strong&gt;notre approche de la présentation littéraire&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: interactivité, distraction, esprit ludique et &lt;strong&gt;qualité des plateaux en seront les maître mots&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre participation à ce chantier&lt;/strong&gt; sera toujours la bienvenue.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous interrompons quelques semaines&lt;/strong&gt; nos activités. Vous pouvez en attendant lire &lt;strong&gt;nos coups de cœur récents&lt;/strong&gt;, nos critiques et &lt;strong&gt;les comptes rendus de nos dernières rencontres&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Retour début novembre !&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Apocalypse Bébé de Virginie Despentes</title>
    <link>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2010/09/11/Apocalyse-B%C3%A9b%C3%A9</link>
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    <pubDate>Fri, 24 Sep 2010 18:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Même pas mâle...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/despentes2.jpg&quot; alt=&quot;despentes2.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;despentes2.jpg, sept. 2010&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Comment continuer d’avoir du succès&lt;/strong&gt;, de donner du sens à des textes, de s’emparer de la syntaxe et d’en&lt;strong&gt; faire jaillir des paradoxes et des frissons ?&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment imaginer, alors que &lt;strong&gt;l'on est sa propre ennemie&lt;/strong&gt;, envisager une œuvre ou un travail littéraire en soi&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Enfin, &lt;strong&gt;comment continuer d’écrire&lt;/strong&gt; après &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Baise-Moi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce grand roman séminal&lt;/strong&gt; paru en &lt;strong&gt;1993&lt;/strong&gt; et, qui pour la première fois s’emparait de la langue pour en &lt;strong&gt;faire une arme à feu doublée d’un garage à scandales&lt;/strong&gt; eu sur ses contemporains un tel retentissement que &lt;strong&gt;le film éponyme que Virginie et Coralie Trinh Thi réalisèrent fut classé X&lt;/strong&gt; au regard des premières réactions de quelques cul-bénis.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans un éditorial de &lt;em&gt;Rock &amp;amp; Folk&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; daté de juillet 2000 intitulés&lt;em&gt; Baisés&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;nous écrivions associé à Philippe Manœuvre&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&quot;habitués à l’incohérence de l’administration française bipolaire dans ses instances de décision mais unie dans sa bêtise, nous assistons à la projection de notre futur culturel&amp;nbsp;: verdicts unilatéraux, ségrégationnisme communautariste, égalitariste, pédagogiste (…). Le sexe, encore et toujours, est la grande révolution à laquelle le rock’n’roll puisse participer… &quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Virginie Despentes passa entre les balles qu’elle avait elle-même mises à disposition des chasseurs&lt;/strong&gt;, exposa quelque temps &lt;strong&gt;son personnage laconique, lunaire et langoureusement toxique&lt;/strong&gt; puis, au moment où déjà des dizaines de mauvais livres tentaient de la plagier, elle publia &lt;em&gt;Les Chiennes Savantes&lt;/em&gt; (Grasset. 1994) qui tenait toujours bien la route, continuant de tracer ce sillon conduisant &lt;strong&gt;des femmes tendance lesbiennes mais surtout décidées à tout plutôt que de se laisser dominer par des mecs, bobos ou racaille.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le style Despentes était né&lt;/strong&gt; fait d’une connaissance sans faille de la jeunesse de son temps (&lt;em&gt;Teen Spirit Grasset&lt;/em&gt;. 2002), écriture percutante et nocive (&lt;em&gt;Mordre au Travers&lt;/em&gt;. Librio 2001) et de critique sociale inspirée du féminisme américain (&lt;em&gt;King Kong Théorie&lt;/em&gt;. Grasset 2006). &lt;strong&gt;Le tout frappé au sceau d’une lesbienne attitude &lt;em&gt;street way&lt;/em&gt; assez convaincante&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, force de reconnaître que&lt;strong&gt; la promesse ne fut pas vraiment tenue&lt;/strong&gt; sur&lt;em&gt; Les Jolies Choses&lt;/em&gt; (mal adapté au cinéma avec Cotillard et Bruel…) ou &lt;em&gt;Bye Bye Blondie&lt;/em&gt;, tous deux publiés chez Grasset qui certes, reproduisaient &lt;strong&gt;un univers désormais parfaitement identifiable&lt;/strong&gt; (pauvres filles, violentes et gouines, quasi autistes à cheveux sales, vouées aux extrêmes &lt;strong&gt;+&lt;/strong&gt; hommes faibles ou forts, virils ou toxicos cherchant de toute manière à prendre la main &lt;strong&gt;=&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Casse-toi mec, même pas mâle !&lt;/strong&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Apocalypse Bébé&lt;/em&gt; qui signe le retour au roman pur de Virginie Despentes commençait moyen&lt;/strong&gt;. On redoutait déjà &lt;strong&gt;cette lancinante routine douée&lt;/strong&gt; que Despentes adoptait depuis un certains temps.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis, pour &lt;strong&gt;le parallèle troublant du titre&lt;/strong&gt; - ceci n’engage que nous&amp;nbsp;! – et in fine de l’intrigue&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;la recherche d’une enfant sur laquelle se joue des intérêts qui la dépasse&lt;/strong&gt;, avec le &lt;em&gt;Babylone Babies&lt;/em&gt; de Maurice G. Dantec, &lt;strong&gt;notre curiosité s’exacerba et nos mains s’accrochèrent au papier&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Apocalypse Bébé&lt;/em&gt; est un &lt;em&gt;vrai&lt;/em&gt; roman de Virginie Despentes&lt;/strong&gt;. Pas de show-biz, période Manœuvre, pas de défonce gratuite écrite à une époque où elle y avait renoncée. Non, &lt;strong&gt;un texte en guerre avec des personnages costauds&lt;/strong&gt; (La Hyène, merveilleuse détective gouine au flair unique et à la tchatche balèze, entre Charlize Theron de &lt;em&gt;Monster&lt;/em&gt; et Uma Thurman de &lt;em&gt;Kill Bill&lt;/em&gt; ), &lt;strong&gt;une intrigue au développement reptilien et à la stimulante  lubricité&lt;/strong&gt;, moteur quasi permanent du livre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nanas détectives embarquées à la recherche de Valentine&lt;/strong&gt; à la demande de sa riche grand-mère, &lt;strong&gt;Lucie et La Hyène vont remonter une piste de Paris à Barcelone&lt;/strong&gt; qui sera autant d’initiation pour l’hétéro (provisoirement…) Lucie et d’écheveaux à démêler pour la retorse La Hyène.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au final, un drame sans nom va se jouer dans lequel&lt;strong&gt; Virginie Despentes va instiller tout son talent de narratrice, de provocatrice savante et de fine lame de la psychologie contemporaine&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Apocalypse Bébé&lt;/em&gt; sera reçu, comme il se doit &lt;strong&gt;pour le nom de son auteure&lt;/strong&gt;, avec curiosité, excitation, voyeurisme, jalousie ou indifférence feinte. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour notre part, nous souhaiterions qu’il soit,&lt;strong&gt; tel le punk hardcore qu’elle affectionne&lt;/strong&gt;, bruyamment entendu !&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Apocalypse Bébé&lt;/em&gt;. Grasset&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le Credo de la Violence de Boston Teran</title>
    <link>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2010/09/13/Le-Credo-de-la-Violence-de-Boston-Teran</link>
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    <pubDate>Mon, 13 Sep 2010 16:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Putain de Camion...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/teran3.jpg&quot; alt=&quot;teran3.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;teran3.jpg, sept. 2010&quot; /&gt;Dans notre critique de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2006/11/20/128-trois-femmes-de-boston-teran-le-masque&quot;&gt;Trois Femmes&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, sa précédente production, &lt;strong&gt;nous tentions de nous approcher au plus près de l’os&lt;/strong&gt; de cet auteur &lt;strong&gt;si singulier et si énigmatique&lt;/strong&gt; qu’est &lt;strong&gt;Boston Teran&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En définissant &lt;strong&gt;l’hypra violence&lt;/strong&gt; de ses intrigues (bien sûr, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Satan dans le Désert&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; marquera à jamais les esprits) mais aussi &lt;strong&gt;l’extrême sensibilité et l’intelligence de son style&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Ce &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Credo de la Violence&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, nous le savons, n’est pas du goût de tous...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des Américains&lt;/strong&gt; déjà, qui ne l’ont, à l’instar de&lt;em&gt; Trois Femmes&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;toujours pas traduit&lt;/strong&gt;, davantage, au demeurant, pour &lt;strong&gt;lui faire payer cet anonymat&lt;/strong&gt; qui pourrait cacher une vedette &lt;strong&gt;mal léchée&lt;/strong&gt; (C. McCarthy, J. Harrison, D. Simmons. J. Carlos Blake… ?) que pour son travail.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des Français aussi, qui regrettent la schizophrénie furieuse&lt;/strong&gt; de &lt;em&gt;Satan dans le Désert&lt;/em&gt; en ne voyant pas &lt;strong&gt;l’avancée déterminante de ce dernier opus.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car, à nos yeux, &lt;em&gt;Le Credo de la Violence&lt;/em&gt; est non seulement un &lt;strong&gt;régal littéraire mais aussi un passionnant polar westernisant&lt;/strong&gt; dont une fois de plus &lt;strong&gt;les personnages dépassent en qualité&lt;/strong&gt; les 9/10e de leurs confrères fictionnels.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Teran, &lt;strong&gt;tel Tarantino aujourd’hui&lt;/strong&gt;, a compris que&lt;strong&gt; parmi les grands thèmes capables de garder un livre à portée de canif&lt;/strong&gt; s’imposaient la vengeance, la poursuite et les filiations ténébreuses, entre autres. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout y est dans l’affaire qui nous intéresse !&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au début du siècle, &lt;strong&gt;en pleine révolution mexicaine&lt;/strong&gt; (période passionnante qui entrainera la guerre avec le Texas puis les USA et sur laquelle nous conseillons de lire &lt;strong&gt;Howard Zinn et Rick Bass&lt;/strong&gt;), &lt;strong&gt;John Lourdes un jeune et brillant agent du BOI&lt;/strong&gt;, précurseur du FBI, doit conduire &lt;strong&gt;un camion d’armes&lt;/strong&gt; jusqu’aux détenteurs des puits de pétrole américains derrière les lignes mexicaines.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il se trouve que ce camion a été au préalable volé par des manières radicales&lt;/strong&gt; (trois morts brutales !) par un certain &lt;strong&gt;Rawbone&lt;/strong&gt;, criminel d’âge mur, bien connu sous ces latitudes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le BOI instaure un deal&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Rawbone conduit le camion avec Lourdes à destination &lt;strong&gt;et en échange on efface son passé de canaille assassine&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Banco&amp;nbsp;! pense le gredin&lt;/strong&gt; qui croit le dossier sans problème et &lt;strong&gt;le gamin inoffensif&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C’est là que Teran va introduire un élément narratif captivant&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: le jeune agent est&lt;strong&gt; le fils abandonné du vieux gangster&lt;/strong&gt;, et lui seul le sait.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Embarqué dans une épopée sanglante&lt;/strong&gt;, il aura sous les yeux en permanence&lt;strong&gt; la réalité souvent hideuse, parfois exaltante de son géniteur&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Boston Teran fait ici preuve &lt;strong&gt;d’une autorité stylistique inégalée&lt;/strong&gt; (ambiance, formules, comparaisons, rythmes…). Sa force est que&lt;strong&gt; ses deux personnages&lt;/strong&gt;, sortis de la fange (l’un s’y est vautré, l’autre s’en est sorti) sont &lt;em&gt;&lt;strong&gt;au dessus&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; d’eux-mêmes, autant par &lt;strong&gt;leurs actes fracassants&lt;/strong&gt; que par &lt;strong&gt;leurs propos admirables&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette course poursuite&lt;/strong&gt; évoque le &lt;strong&gt;Sam Peckinpah&lt;/strong&gt; de La &lt;em&gt;Horde Sauvage&lt;/em&gt; ou de &lt;em&gt;Rapportez moi la Tête d’Alfredo Garcia&lt;/em&gt;. L’ambiance politique ramène à&lt;em&gt; Il Était une Fois la Révolution&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Sergio Leone&lt;/strong&gt; et, enfin ce camion, monstre indestructible et convoité, ne sort-il pas du&lt;em&gt; Salaire de la Peur&lt;/em&gt; d' &lt;strong&gt;Henri-Georges Clouzot&lt;/strong&gt; ou de &lt;em&gt;100 000 Dollars au Soleil&lt;/em&gt; d'&lt;strong&gt;Henri  Verneuil&lt;/strong&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout un monde englouti !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès lors, tout Boston Teran est présent dans &lt;strong&gt;cette mission aberrante et suicide&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: négation du bonheur, violence inéluctable, &lt;strong&gt;pardon gagné à la sueur de la lame&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Forcément,&lt;strong&gt; la vérité éclatera entre sang et poussière&lt;/strong&gt;, une fois les fusils vidés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aucun des deux hommes ne laissera la vie dans cette boucherie.&lt;strong&gt; Ils y laisseront pire&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: être passé&lt;strong&gt; l’un à côté de l’autre&lt;/strong&gt; tout en ayant failli mourir ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Le Credo de la Violence&lt;/em&gt;. Le Masque&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Interview d'Eric Halphen (juin 2010)</title>
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    <pubDate>Sun, 04 Jul 2010 17:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Interviews</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'occasion de la sortie de &lt;em&gt;La Piste du Temps&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous avions reçu Eric Halphen en 2009 pour &lt;em&gt;Maquillages&lt;/em&gt;, son premier polar déjà publié chez Rivages, dans le cadre d’une passionnante soirée sur le thème &quot;Justice et Psychiatrie&quot;. Nous souhaitions, bien sur, savoir comment le célèbre magistrat jugeait sa nouvelle production&lt;em&gt; La Piste du Temps&lt;/em&gt; et cette autre vie. Verdict.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/EH.JPG&quot; alt=&quot;EH.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;EH.JPG, juil. 2010&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &lt;em&gt;O&lt;/em&gt;bsédés Textuels&amp;nbsp;: Eric Halphen, êtes-vous un homme heureux ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Eric Halphen&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Ce n’est, bien sûr, pas facile de répondre à cette question surtout sur ce qu’on appelle le bonheur et j’avoue ne pas encore savoir ce que c’est. Il y a des moments où je me sens plutôt bien, plutôt serein, plutôt détendu, rempli de bonne humeur. Je suppose que ça doit se rapprocher du bonheur, et puis il y a d’autres moments où c’est plus dur, les réveils sont plus difficiles et je me demande à quoi ça sert tout ça&amp;nbsp;! La, du coup, je me sens à ce moment moins heureux. Et puis, il y a cette attente d’absolu qui m’empêche de jouir pleinement du bonheur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Si la question peut paraître embarrassante, formulons-la autrement&amp;nbsp;: Ecrire, vous rend-il heureux ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Écrire en tout cas me donne l’impression d’être utile. Cette utilité, j’ai l’impression aussi de l’avoir en tant que juge parce que l’on sert réellement à quelque chose, mais quand j’écris je me dis déjà que je n’ai pas perdu ma journée et en même temps c’est un besoin. Une journée sans écriture, c’est une journée de manque.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Maquillages&lt;/em&gt; paru fin 2007 marquait votre entrée dans le monde du polar. Comment y avait été vous accueilli, vous l’ancien juge médiatisé ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt; Je peux dire que globalement je suis bien accueilli et qu’un bon nombre d’auteurs sont devenus des copains (Pouy, Oppel, Dessaint…). Il n’empêche qu’il y a toujours la petite réticence&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&quot;c’est le juge qui écrit mais qui gagne sa vie et a plus de ressources financières que nous, auteurs de polars, courant le cachet&quot;&lt;/em&gt; mais hormis cela je n’ai pas à me plaindre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: La dernière fois que nous vous avons interviewé dans le cadre d’une soirée des &lt;em&gt;O&lt;/em&gt;bsédés Textuels, vous n’étiez pas encore totalement sûr de poursuivre les enquêtes du duo Barth/Bizek, le juge et le flic… Ce fut difficile de leur redonner vie ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt; Davantage que de ne pas en être sûr, car j’avais déjà commencé le livre, c’était l'inquiétude de pouvoir arriver au bout de ce type de polar épais et dense au niveau des personnages. On se demande si on va y parvenir, si la fin que l’on a envisagée va se matérialiser. Mais j’étais sûr de vouloir continuer la série avec Barth et Bizek et comme je ne les avais pas vraiment perdus de vue, ça n’a pas été trop dur de les retrouver. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Dans une époque où prédominent le thriller horrifique et le polar ésotérique, vous ne jouez pas cette carte en restant beaucoup plus &quot;old school&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt; La première raison qui reste majeure c’est que j’aime bien écrire ce que j’aime lire et je ne suis pas fan des thrillers ni des polars ésotériques. C’est vrai que &lt;em&gt;La Piste du Temps&lt;/em&gt; a une facture assez classique, dans le genre roman anglo-saxon, car finalement en France il n’y a pas tant de romans classiques de ce style. Ce n’est pas pour être à contre-courant mais juste par goût littéraire et aussi par souci de m’attarder sur les personnages, car je crois que c’est ce qu’on retient le plus quand on lit un roman.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Le polar actuel ne nous a pas toujours habitué à une conception aussi intellectuelle et réellement psychologique.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt; Un polar ce n’est pas qu’une enquête.  C’est aussi destiné à retranscrire la réalité d’une société, et cette société on la voit à travers les errances, les douleurs. Cette réalité, j’essaie de la montrer par le biais de mes personnages. Autant dans &lt;em&gt;Maquillages&lt;/em&gt;, l’intrigue était peut-être un peu diffuse, autant ici, j’ai voulu une construction progressive avec le temps qui joue un rôle essentiel et donne à l’enquête, dans les dernières cent pages, la première place.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Même la bande son de votre livre est classique avec de la grande musique à l’inverse de la mode rock branché du polar actuel. Écrivez-vous en écoutant de la musique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt;  J’ai beaucoup de confrères auteurs qui disent qu’ils ne peuvent pas écrire sans musique, moi c’est l’inverse. Je ne peux écrire que dans le silence, le silence intégral. Comme pour mes jugements d’ailleurs. Au même titre, quand j’écoute de la musique, je ne fais rien d’autre. Pour le début de votre question, j’aime toute sorte de musique, le rock ou le jazz, qui souvent va bien avec le polar mais là, comme c’est un juge plutôt atypique, j’ai trouvé intéressant qu’il aime la musique classique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Dans ce respect du classique, s’inscrit aussi l’intrigue, à fleur de peau, où les impressions et les sentiments sont privilégiés au détriment des sensations fortes ou de la description d’équipes de police choc en vogue à l’heure actuelle.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt; Encore une fois, ça tient à ma sensibilité de lecteur, je n’aime pas les course poursuites haletantes, les coups de feu toutes les vingt pages, les arrestations musclées et les gardes à vue violentes. De plus, la brigade criminelle n’est pas la plus &quot;sauvage&quot; des brigades de policiers. La BRB a des méthodes plus viriles, la Crim c’est un peu plus intellectuelle, plus lent, davantage dans l’étude… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/piste.jpg&quot; alt=&quot;piste.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;piste.jpg, juil. 2010&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Vous ne faites pas l’économie de votre expérience en revenant fréquemment sur l’activité réelle et surtout sur ce qu’elle devrait être du juge d’instruction.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt; C’est vrai que je ne suis pas toujours tendre avec la justice. A un moment du livre, Barth (le juge) dit d’une auditrice de justice qui vient d’arriver dans son bureau qu’elle est &quot;brillante, compétente et que plus tard elle ferait une magistrate jalousée, critiquée et marginalisée&quot;. Quelque part, c’est vrai que je garde de ma vision de la justice que les gens, disons au minimum &quot;consciencieux&quot; sont vite pénalisés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Vous réglez leur compte également aux affairistes, hommes de pouvoir, industriels, intermédiaires, mouvements financiers louches. C’est la fréquentation de ceux-ci à un moment crucial de votre vie qui vous a motivé ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt; Sans vouloir faire un livre sur la corruption, il est indéniable qu’il y a de l’argent qui circule. En pleine crise financière, des gens s’enrichissent. En tant que juge, j’ai pu le constater et en tant qu’homme ça me révulse. C’était, dès lors, une bonne façon d’aborder ces problèmes sans pour autant s’appesantir car en fait tout le monde participe plus ou moins du phénomène mais certains sans vraie &quot;méchanceté&quot;. C’est aussi pour ça que j’ai voulu être réaliste sans régler des comptes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: &lt;em&gt;La Piste du Temps&lt;/em&gt; marque la vraie étape où le juge commence à disparaître derrière le romancier en lui apportant sa compétence et son expertise.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt; Pendant longtemps, je me suis promis de ne pas parler de juges dans mes romans. J’avais peur d’aborder de front le problème de la justice par le biais romanesque. Puis, un jour, je me suis dit que ma spécificité était d’écrire mais aussi d’être, d’avoir été et d’être redevenu juge. Donc, pourquoi ne pas aller au bout de cette spécificité&amp;nbsp;? Mais j’espère que j’aborde la justice maintenant davantage en tant que romancier.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Les relations amoureuses sont un vrai sujet et une vraie douleur dans vos romans.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt; Oui… ce n’est pas que douloureux. C’est surtout compliqué comme dans la vie. Entre ceux qui se plaignent de la routine, ceux qui vivent en perpétuelle instabilité sentimentale, plus les tentations et enfin les enfants au milieu de tout ça, je crois que personne n’est entièrement satisfait. Les vingt ou trente dernières années en Europe sont marquées par une révolution sentimentale qu’on n’a pas encore solutionnée et qui nous rend tous plus ou moins insatisfaits.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Vos deux héros, à cet égard, ont des positions singulières qui donnent beaucoup d’épaisseur humaine au livre.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt; Barth, c’est un peu spécial. Sa femme est morte quelques années auparavant. Quant à Bizek (le flic), il est homosexuel mais surtout assez désabusé. En fait, il y a essentiellement un manque d’amour.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: Il est beaucoup question de montres dans &lt;em&gt;La Piste du Temps&lt;/em&gt;. Êtes-vous un collectionneur comme Julien Dray par exemple ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;E. H :&lt;/strong&gt; Collectionneur, c’est un grand mot, j’ai découvert les montres il n’y a pas très longtemps et je suis assez fasciné par cette technologie et le travail de ces artisans horlogers qui façonnent le cours du temps. S’y rajoute la beauté, et ce que je critiquais autrefois dans le pris que certaines représentent s’est atténué devant l'esthétique. Alors, comme Julien Dray, je ne sais pas, je ne connais pas le degré de sa passion mais je ne cours pas le monde pour acheter la montre que j’ai choisie…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.O.T&amp;nbsp;: En tout cas, c’est quelque chose que l’on appréciera dans votre livre. En plus de l’émotion, du suspense ou de la musique classique, c’est aussi à aimer les jolies montres.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Cédric BRU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Piste du Temps&lt;/em&gt;. Rivages&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Soirée du 19 mai</title>
    <link>http://www.lesobsedestextuels.com/index.php?post/2010/04/30/Prochaine-soir%C3%A9e-du-19-mai</link>
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    <pubDate>Mon, 17 May 2010 14:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Les Obsédés Textuels</dc:creator>
        <category>Agenda</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'AVENTURE YÉ-YÉ&amp;nbsp;: Le Temps des Idoles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Rencontre littéraire &lt;strong&gt;conçue et animée par Cédric Bru&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec la participation de :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/SLC.jpg&quot; alt=&quot;SLC.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;SLC.jpg, mai 2010&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;Christophe Quillien&lt;/strong&gt; pour &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Nos Années &quot;Salut les Copains&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Albin Michel&lt;br /&gt;
Christophe Quillien est l'auteur de &lt;em&gt;Génération Rock&amp;amp;Folk&lt;/em&gt; (Flammarion, 2006), pour lequel, les &lt;em&gt;O&lt;/em&gt;bsédés Textuels l'avait déjà reçu, et de &lt;em&gt;Je me Souviens des Années 70&lt;/em&gt; (Hachette Littératures, 2006). Comme pour chacun de ces ouvrages, l'auteur a compilé une somme unique sur l'épopée de SLC et propose aux lecteurs une iconographie de tout premier plan dans un document qui se lit comme un catalogue de disques.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/quillien.jpg&quot; alt=&quot;quillien.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;quillien.jpg, mai 2010&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;








&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/ye-yes.jpg&quot; alt=&quot;ye-yes.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;ye-yes.jpg, mai 2010&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;Alain Pozzuoli&lt;/strong&gt; pour &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dictionnaire des Yé-Yés à l'usage des Fans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Pygmalion&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alain Pozzuoli, auteur radio pour France Inter et France Culture, biographe de Bram Stoker et spécialiste de Dracula dont il vient de publier &lt;em&gt;La Bible Dracula&lt;/em&gt; (Le Pré aux Clercs. 2010), fut également parolier pour plusieurs chanteuses de la période yé-yé (Marie La forêt, Magali Noël, Annie Philippe). On lui doit aussi un&lt;em&gt; Dictionnaire des Onomatopées dans la Chanson&lt;/em&gt; paru chez Scali en 2007. Amateur d'insolites et de listes, Alain Pozzuoli est un de nos meilleurs complétistes&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/public/pozzuoli.jpg&quot; alt=&quot;pozzuoli.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;pozzuoli.jpg, mai 2010&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;






&lt;p&gt;Présentation du thème,&lt;strong&gt; interviews des auteurs&lt;/strong&gt;, lectures d'extraits, nouveautés, coups de coeur, débat et &lt;strong&gt;dédicaces&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ambiance musicale&lt;/strong&gt; (passage d'extraits du coffret SLC paru chez Editions Montparnasse)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Mercredi 19 mai 2010 à 20h00&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesobsedestextuels.com/images/logoLenox2.gif&quot; alt=&quot;hôtel&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; à l'hôtel
&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hotellenox.com&quot;&gt;Lenox Montparnasse&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
15 rue Delambre 75014 Paris/M° Montparnasse, Edgar Quinet, Vavin&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entrée libre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Consommation de rigueur&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec le concours de la &lt;a href=&quot;http://www.tschann.fr&quot;&gt;Librairie Tschann&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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