Les Obsédés Textuels

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Bonne Année !

Chers ami(e)s,

Les Obsédés Textuels vous souhaitent une excellente année 2011.

Comme vous l'avez constaté, 2010 qui marquait nos cinq ans d'existence a été couronnée par la présence de Frédéric Beigbeder lors d'une soirée mémorable.

Depuis, nous menons une réflexion exigeante sur une nouvelle formule qui nous permettrait, non seulement de renouveler le concept, mais aussi et surtout d'assurer un public plus nombreux dans une période difficile à attirer un auditoire pour écouter parler littérature.

Nous en sommes certains, vous serez au rendez-vous de cette nouvelle ère des Obsédés Textuels qui devrait prendre un tour plus polémique. Mais n'en disons pas plus et gardons la surprise...

Vive la littérature et bienvenue aux écrivains !

Enfin livres !

Michel Houellebecq et Virginie Despentes, que nous défendons depuis des années connaissent enfin la consécration et la même année.

Nous avions fait une longue critique d'Apocalypse Bébé et la Carte et le Territoire s'éternise dans nos "coups de coeur"

Cette reconnaissance nous amène à espérer que nos chouchous (nous sommes restés très yé-yé...) n'y voit qu'une étape et surtout pas une fin.

A vrai dire, nous leur faisons confiance et donnerions à lire leurs textes même à nos enfants. C'est dire !!

Bientôt, une nouvelle formule !

Réflexions et participation...

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Salinger en burqa

On nous dit que les femmes portant la burqa ou le niqab, face à une possible loi, plutôt que d'en prendre acte, préféreraient rester désormais recluses chez elles. Retirées de la vue du monde. Comme une menace à l'ordre social

Certes, chacun voit midi à sa porte.

Quand Jerome David Salinger, mort ce mois-ci, se renferme dès 1953 pour finir par s'isoler totalement, c'est qu'il se sent trahi par l'interprétation et la popularité de l'Attrape-Cœurs - livre "saint" de tous les ados romantiques des années 50/60 - et, dès lors, considéra, plutôt que de polémiquer et courir les plateaux, que l'ombre valait mieux que la lumière pour suivre une inclination assez subversive de l'anonymat.

D'aucuns devraient réfléchir aux vertus de la retraite, de la liberté et du courage.

La réponse Dan Brown

Pour faire suite à notre billet sur les doutes que nous entretenions sur une possible "fin du livre", la sortie du dernier Dan Brown, Le Symbole Perdu constitue la meilleure réponse à ce vrai faux problème.

Édité en 1er tirage France à 650 000 exemplaires, Le Symbole Perdu commence depuis 3 jours un parcours qui devrait le mener à des sommets rarement atteints.

C’est en faisant aujourd’hui mes courses dans le Simply Market® d’un quartier populaire et voyant passer en caisse le fringant ouvrage entre les légumes et les boissons d’une ménagère que je compris que la littérature était peut-être au bord du gouffre mais que le livre avait encore de beaux jours devant lui.

Tant que le monde voudra rêver, s’inventer un passé, un présent et un avenir, il se portera sur des textes qui dépassent ses propres chimères et ses seules certitudes.

A ce égard, Dan Brown à l’instar d’un Bernard Werber ou d’un Henri Loevenbruck chez nous, a compris cela et en donne pour leur argent à ses lecteurs.

Qu'y trouveront-ils ? C’est bien sûr à chacun de répondre. Pour notre part, nous y avons vu avant tout un catalogue "ésotechnique", une somme documentaire épuisante au détriment d’une intrigue policière dès lors négligée.

Dan Brown, et c’est bien son droit comme la clé de son succès, a définitivement pris le parti de privilégier la complexité des faits et l’étude de concepts quasi magiques à l’intégrité de l’enquête policière.

En déroulant le fil d’Ariane du "rien n’est inexplicable, il n’y a que des choses encore inexpliquées", Dan Brown a quelques beaux millions d’exemplaires à vendre devant lui.

Nous attendons vos réactions.

Posté le 30 novembre 2009

Faim de livres ou fin du livre ?

Un serpent de mer refait surface. Booky ressort la tête de l'eau. Le monstre du Book Ness est bien réel !

En effet, Amazon sort son Kindle et voici le monde l'édition en émoi.

2012, le blockbuster américain, nous promet notre disparition pour dans 3 ans. En sera t-il de même pour notre livre chéri ?

Sincèrement, nous peinons à le croire. Outre - et ce n'est pas un débat technique que nous voulons ici convoquer - le fait que lire sur écran du Houellebecq, du Joyce ou du Ballard, n'est pas forcément pratique, le livre est avant tout un objet. Et, justement avec tout ce qu'il comporte de perspectives manuelles et mentales.

Un livre s'appréhende dans son contenu comme dans son contenant, se soupèse, s'évalue. Un livre, ça réagit, ça conteste... Ca vieillit un livre. Parfois même, ça meurt avec son lecteur.

Alors, une fois que l'on aura l'accès à la littérature mondiale, (actuellement seuls des ouvrages en anglais sont disponibles), c'est à dire pas pour toute suite - comptez bien trois Olympiades et 12 foires de Brive... -, aura-t-on le goût du "zoom lecture", du "rotate texte" ou du create notes ?

Nerds et geeks en raffoleront - un temps, et puis, à l'instar des agendas électroniques dont on se rend vite compte qu'on peut aisément les remplacer par un cellulaire première génération, chacun retrouvera les vertus, les plaisirs et l'envie de feuilleter, de voler quelques mots avant de lire... un livre.

Nous attendons vos réactions.

Posté le 16 novembre 2009

La Fin des références

A vrai dire, et à dire vraiment, nous sommes au bord de la grosse colère, et de plus en plus irrités quand, à la lecture d'un polar, entre autres, nous constatons de plus en plus en plus systématiquement que les traducteurs ne se donnent plus la peine (volonté des éditeurs ?), quand ils évoquent un épisode relatif à un précédent opus (prenons les enquêtes de Jack Taylor de Ken Bruen par exemple...) de renvoyer par un simple astérisque au titre de l'ouvrage en question.

Ce qui, tout simplement, permet aux lecteurs d'avoir une RÉFÉRENCE !

Citons le cas de son dernier paru, Chemins de Croix, qui ne s'inscrit pas dans une chronologie naturelle, étant antérieur à Cauchemar Américain sorti six mois auparavant.

Eh bien, si vous arrivez à deviner la plupart des sous entendus du génial irlandais, vous êtes aussi fort que Jack Taylor au meilleur de sa forme.

Vous comprenez le mic mac !

Nous attendons vos réactions.

Posté le 13 novembre 2009