Un serpent de mer refait surface. Booky ressort la tête de l'eau. Le monstre du Book Ness est bien réel !
En effet, Amazon sort son Kindle et voici le monde l'édition en émoi.
2012, le blockbuster américain, nous promet notre disparition pour dans 3 ans. En sera t-il de même pour notre livre chéri ?
Sincèrement, nous peinons à le croire. Outre - et ce n'est pas un débat technique que nous voulons ici convoquer - le fait que lire sur écran du Houellebecq, du Joyce ou du Ballard, n'est pas forcément pratique, le livre est avant tout un objet. Et, justement avec tout ce qu'il comporte de perspectives manuelles et mentales.
Un livre s'appréhende dans son contenu comme dans son contenant, se soupèse, s'évalue. Un livre, ça réagit, ça conteste... Ca vieillit un livre. Parfois même, ça meurt avec son lecteur.
Alors, une fois que l'on aura l'accès à la littérature mondiale, (actuellement seuls des ouvrages en anglais sont disponibles), c'est à dire pas pour toute suite - comptez bien trois Olympiades et 12 foires de Brive... -, aura-t-on le goût du "zoom lecture", du "rotate texte" ou du create notes ?
Nerds et geeks en raffoleront - un temps, et puis, à l'instar des agendas électroniques dont on se rend vite compte qu'on peut aisément les remplacer par un cellulaire première génération, chacun retrouvera les vertus, les plaisirs et l'envie de feuilleter, de voler quelques mots avant de lire... un livre.
Nous attendons vos réactions.
Posté le 16 novembre 2009