Porté par la vague de Johnny mania qu'a suscité la mort de l'idole, Yarol signe avec Électrique un retour sur une carrière précoce et riche en rencontres déterminantes (Iggy Pop, Chuck Berry, Joe Strummer ou Jimmy Page), digne des parcours les plus « sex and drugs and rock'n'roll ». Il s'y remémore une existence entièrement vouée à la musique – le garçon n'ayant jamais envisagé de plan B ni de profession alternative – qui l'a vu côtoyer nombres de musiciens et producteurs parmi les meilleurs de ces trente dernières années.

Grand frère de Melvil Poupaud, acteur fétiche d'Eric Rohmer dans les années 90/2000, et fils d'une chargée des relations publiques dans le monde du spectacle, Yarol a été très tôt entouré d'artistes qui lui ont transmis le virus du spectacle. Lycéen médiocre, il a fini par s'épanouir dans une école pour enfants de la balle où la guitare devint très vite sa meilleure amie.

Dès lors, Yarol ne va plus s’arrêter et enchaîner groupes et répétitions avec une ferveur jamais prise en défaut. Ce sera FFF, le groupe de funk rock emmené par Marco Prince, qui constituera sa première grande expérience musicale et le conduira jusqu'aux États-Unis. Parallèlement, il collaborera avec Niagara, groupe phare des années 80, dont il deviendra l'amant de la chanteuse, la pétulante Muriel Moreno. Jamais avare de collaborations et boulimique de sessions et de répétitions, il va attirer l'attention du « taulier » qui en fera vite un de ses proches et un membre incontournable de son orchestre pendant plusieurs années. On connaît la suite...

Servi par la plume énergique et acérée du ghost writer Frederic Béghin, Électrique réserve bien des surprises et nous offre de savoureuses anecdotes sur le monde de la musique. Nous donnons rendez-vous à Yarol Poupaud, qui n'a après tout que 51 ans, pour de prochaines aventures rock'n'roll.

Cedric BRU