Après maintes aventures aux contours surnaturels et aux rebondissements occultes, la seizième enquête de l’inspecteur Pendergast reprend un tour plus classique et celui d’un authentique thriller d’action. Aloysius Pendergast, mélange de James West et de Sherlock Holmes du XXIe siècle a été laissé présumé noyé dans Mortel Sabbat sa précédente enquête. Tout concoure ici à nous le laisser penser et l’intrigue, abandonnant le héros de Preston & Child, tourne dès le début du livre autour de l’enlèvement dans la maison du 891 Riverside Drive de la protégée de Pendergast, Constance Greene par son méphistophélique frère et rival Diogène Pendergast. Celui-ci, touché par la grâce de l’amour et déterminé à rendre Constance enfin amoureuse de lui va déployer des trésors d'ingéniosité et de charme pour parvenir à ses fins. C’est le majordome Proctor, dont on apprend qu’il a servi dans les Forces Spéciales, qui va se lancer dans une course folle et piégeuse autour du globe pour ramener la pupille de son défunt patron. L’intrigue haletante et le style rapide rappelle davantage Robert Crais que celui des habituelles enquêtes si sophistiquées du duo expert. Il faudra attendre la page 205 pour enfin revoir notre cher Aloysius, plus décidé que jamais à retrouver Constance et éliminer son diable de frère. Aidé par un collègue influent du FBI, il va comme à son habitude mettre tout son génie et sons sens de l’anticipation au service de sa périlleuse entreprise. Noir Sanctuaire, débarrassé d’atours ésotériques gagne en efficacité et en vraisemblance. Une seizième enquête qui se lit à la vitesse des balles du célèbre revolver Les Baer de l’impénétrable et fascinant Aloysius Pendergast. Une nouvelle réussite !
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sébastien Danchin