Les Obsédés Textuels

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Ecrits Meurtriers

Lus récemment

PC3.jpg Labyrinthe Fatal de Preston & Child. L'Archipel
Avant toute chose – dont celle de louer forcément ce nouvel opus des enquêtes de l’inspecteur Pendergast – nous voudrions rendre un hommage appuyé à Sébastien Danchin, remarquable traducteur de cette saga érudite, ultra documentée à l'écriture sophistiquée. Danchin a su depuis le début de ces enquêtes faire émerger les ambiguïtés du texte et de son sous texte. Dont acte. Labyrinthe Fatal pousse encore plus loin la singularité de cette série hors du commun et entraîne notre cher Aloysius aux frontières de la mort... voire outre. Parapsychologie et métempsychose sont à l’honneur dans cette terrifiante histoire qui nous livre, entre autres, les origines de la fortune des Pendergast. Un ébouriffant début précise les enjeux : dans le soir calme de sa résidence de Riverside Drive, Aloysius découvre le cadavre de son diabolique fils Alban pendu devant sa porte. A partir de là, c’est à une frénésie policière que nous soumette Preston & Child. Pendergast et le fidèle D’Agosta devront découvrir les raisons de la mort de cette incarnation du mal et de celle d’un insignifiant chercheur du Museum d’Histoire Naturelle de New York, décor fondateur de la saga. Preston & Child mettent le curseur très haut et, ce qui sous la plume d’autres paraîtrait invraisemblable et grotesque devient de la littérature policière de très haute volée. Pendergast laisse à chaque enquête davantage encore de son âme. Quant à nous, il nous fait la grâce de visiter le jardin des supplices protégés par son aura barbare.

barclay2.jpg Celle qui en Savait Trop de Linwood Barclay. Belfond Noir
Linwood Barclay est un auteur de polar inventif, du type old school. Comment vous dire ? Vous voyez James Hadley Chase ? Pile poil 40 ans plus tard ! Le canadien creuse son sillon et son Fenêtre sur Crime nous avait passionné par la densité et l’originalité de son intrigue. Ce dernier opus, moins réussi toutefois, n’en reste pas moins très fréquentable par l’astuce qu’il déploie et qui nous tient en haleine jusqu’aux dernières lignes. Keisha Ceylon a eu l’idée d’apporter un « soutien divinatoire » aux proches de disparus. Ça ne coûte pas grand chose (enfin si 1000 $ en général...) et ça ne mange pas de pain quand toutes les pistes ont été explorées en vain. Mais, Keisha n’est pas plus voyante que nous sommes théologiens. Quand elle ne fait pas carrément équipe avec un disparu, elle plonge ses « clientes » dans un flou où elle sait faire merveille. Dans Celle qui en Savait Trop, Keisha rechigne au début à prendre comme complice l’ado supposé disparu jusqu’à ce que l’aventureux garçon la convainc d’un succès assuré et d’un butin partagé. Mais là, le talent et l’inventivité de Linwood Barclay entrent en jeu et plonge, via une flic retorse, Keisha dans une situation inextricable où les morts ne sont pas ceux que l’on attend et les coupables bien loin des suspects. Roman jubilatoire qui intègre avec précision le difficile art de l’humour dans le polar. Magistral

Reacher.jpg Mission Confidentielle de Lee Child. Calmann-Lévy
Jack Reacher est le symbole du Loner. Si c’était un rocker il serait Neil Young. Lee Child, auteur anglais, l’a embarqué dans moultes aventures où son sens de l’organisation, son courage, sa précision militaire et son efficacité digne d’un porte avion nucléaire faisaient merveille. Jusqu’à cette Mission Confidentielle, on ne voyait en Reacher – tels les héros de Chuck Logan – qu’un ancien militaire vivant de peu, jetant ses habits quand ils étaient sales et se dotant d’une seule brosse à dents. Cette préquelle est indispensable pour s’approprier totalement le personnage farouche et complexe de Jack Reacher. Sûrement davantage que le film dans lequel un petit homme arrogant prend les traits d’un géant laconique. Major dans la M.P, Jack va devoir résoudre une affaire de triple meurtres commise non loin d’une caserne de Louisiane. La Grande Muette veut faire le ménage mais sans faire trop de vagues. Au passage, on reste confondu par le professionnalisme de Lee Child, de sa documentation et de la puissance de son style. Pour revenir à lui, Jack mettra les mains dans le cambouis jusqu’au bras et déjouera les plans infâmes de politiciens sans scrupules. Il connaîtra une belle aventure avec la jolie sheriff et filera sa dem. La saga Jack Reacher pouvait commencer.

vlad.jpg Poétique du Morcellement de Romano Vlad Janulewicz. Black-Out
Nous recevons nombre de textes et documents écrits par des amateurs ou des semi-professionnels de talents pour parutions. Nous ne donnons pas suite (après réponse...) car lesobsedestextuels.com essaye de dégager dans la multitude d’ouvrages publiés les rares à retenir notre attention pour divers motifs. Une exception qui confirme la règle avec ces nouvelles macabres et horrifiques réunies par Romano Vlad Janulewicz (ah, les pseudos...) sous l’excellent titre Poétique du Morcellement. Habitué du genre, à en lire son éditeur, le confidentiel Black-Out, RVJ livre au long de six textes courts un panorama de l’étrange, du macabre et du Grand Guignol sous méthamphétamine. Tout y passe : les destins contrariés, les morts insoutenables, la victoire des affreux et le deuil des pauvre gens. Tortures, vengeances, effroi et jusqu’au boutisme sont à l’honneur. Du Jean Pierre Mocky revu par Gaspard Noé. Mais comme c’est de la littérature – et que notre homme manie bien la langue – on lorgnera du côté de Régis Jauffret et de Moe Hayder. Il y a pire comme parenté.

Dror2.jpg La Violence en Embuscade de Dror Mishani. Seuil Policiers
Ce qui pourrait légitimement paraître étrange dans les polars de l’israélien Dror Mishani, c’est l’absolue manque de description de la vie et du contexte geopolitique d’Israël. Ces livres pourraient se dérouler aussi bien Barcelone qu’à Marseille, il ne s’en dégagerait pas une autre ambiance. Ceci dit, Mishani se rattrape avec son boulot d’écrivain de romans policiers. Ce La Violence en Embuscade est une formidable confirmation de son premier opus Une Étrange Disparition (archives) Avraham Avraham dit Avi, reprend son service brisé par une rupture sentimentale et avec l’affaire Sharabi encore dans la tête et toute la culpabilisation que cela comprend. Là, c’est Eva Cohen, une directrice de crèche qui a été sauvagement agressée et, parallèlement, intervenu comme témoin pendant l’enquête sur Cohen, Haïm Sara qui prépare son départ avec ses enfants pour les Philippines accompagné de ses deux garçons qui croient retrouver leur mère alors que Sara l’a tuée pour faute d’amour familial. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pour Sara, partir chercher leur maman à Manille et ne pas l’y trouver, avec juste une lettre de renoncement, lavera, pense t-il tout soupçons autour de lui. C’est précisément cet embrouillamini qui va mettre la puce à l’oreille de Avi. Quand ses supérieurs sont persuadés - à juste titre - de la culpabilité d’un délinquant pour l’agression d’Eva, lui s’acharne sur une piste que rien n’étaye vraiment sauf l’aide cruciale de son homologue philippin. C’est fin, puissant, nostalgique. Polar malade où un espoir délavé mais brutal reste la dernière frontière.

Katyn.jpg Les Ombres de Katyn de Philip Kerr. Le Masque
Dans cette nouvelle enquête de Bernie Gunther, traversant l’histoire du IIIe Reich, Philip Kerr met à jour la tristement célèbre affaire de Katyn. L’armée russe en retraite avant Stalingrad, extermina via le NKVD (ex KGB) la crème de l’armée polonaise et l’enterra dans la forêt de Katyn (où se reproduisit en 2010 un drame avec le krash du gouvernement polonais avec pour principale victime l’un des deux jumeaux Kaczynski) tentant maladroitement de faire porter le chapeau à la Wechmarcht. Pour une fois que ce n’était pas elle, la Propagande teutonne, avec en tête son gourou, le Dr (en philosophie...) Goebbels, fit fissa révéler les coupables. Et notre Bernie envoyé dans une sombre forêt transpirant la mort va devoir, certes dénoncer la manœuvre de l’Armée Rouge mais surtout – et c’est la force de Philip Kerr – jeter un coup de projecteur sur les rapports pécuniaires qui liaient le Führer à ses généraux. Il s’amourachera d’une belle légiste, divine gazelle au milieu d’horribles gorilles. C'est toujours un peu long mais on s’y fait, Kerr livre une once de ses convictions quand il écrit entre autres, « Les nazis ne tuaient jamais quelqu’un parce qu’il était stupide ou inefficace (-) Il attendaient d’avoir une raison (-) alors que les cocos se faisaient un plaisir de vous flinguer sans la moindre raison »

Border Lignes

Lus récemment...

Lire la suite...

Evénements et Biographies Malades

Lus récemment...

Lire la suite...

Contre-Cultures

Lus récemment...

Lire la suite...

Covers. Une Histoire de la Reprise dans le Rock d'Emmanuel Chirache

Ça me dit quelque chose...

Lire la suite...

Sans Oublier...

Lus récemment

Lire la suite...

"Tu Me Manques" d'Harlan Coben

Rites de rencontres

Lire la suite...

Dans son Ombre de Gerald Seymour

Requiem des truands...

Lire la suite...

Interview de Diane Ducret (novembre 2014)

A l'occasion de la publication de La Chair Interdite

Lire la suite...

Viva de Patrick Deville

Il était une fois la Révolution

Lire la suite...

Le Paradis n'est pas pour Nous de Graham Hurley

La Cage de Faraday

Lire la suite...

Interview de Steven Jezo-Vannier (mai 2014)

A l'occasion de la parution de California Dreamin'

Lire la suite...

Harlan Coben parle de son dernier livre (avril 2014)

A l'occasion de la parution de Six Ans Déjà

Lire la suite...

Fenicia de Pierre Brunet

No Pasaran...

Lire la suite...

Le Dernier Mot de Hanif Kureishi

Mots pour Maux

Lire la suite...

Interview-Portrait de Patrick Eudeline (février 2014)

A l'occasion de la sortie de Je Reprends la Route Demain

Lire la suite...

Les Classqiues du Cinéma Bis. Ed. Revue et Augmentée de Laurent Aknin

Le Ciné d’À Coté

Lire la suite...

Je Reprends la Route Demain de Patrick Eudeline

Le Survivant*

Lire la suite...

Archives d’Écrits Meurtriers

Archives jusqu'à d'octobre 2010...

Lire la suite...

Archives Textes Étrangers

Archives jusqu'à octobre 2010

Lire la suite...

- page 1 de 6