Les Obsédés Textuels

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Ecrits Meurtriers

Lus récemment

james_3.png Que Sonne l'Heure de Peter James. Seuil Fleuve Noir
Après le succès du fulgurant Comme une Tombe paru en France en 2005, Peter James fut confronté à une alternative faustienne même si elle était guère maîtrisable : produire le plus souvent possible un polar à l’intrigue inoubliable (comptez bien, ils sont si rares...) ou publier chaque année ou presque, un opus bien ficelé, aux trouvailles épatantes servi par un héros récurrent tenant parfaitement la route ? Bien sûr, la réponse est dans la question. Comme une Tombe ne connut jamais d’égal mais Peter James a gardé l’infini talent de nous servir des thrillers subtils, gourmands de suspense et forts en personnages. Comme toujours situé à Brighton, Que Sonne l’Heure, est une grande allégorie sur la fuite du temps et la capacité qu’on certains humains à la suspendre ou pas. Roy Grace est, au bord du mariage, devenu Papa avec sa légiste de femme, la splendide Cleo, quand lui tombe sur les bras deux problèmes : la mort avec violence et vol de nombreuses antiquités d’une femme âgée de 98 ans et la remise en liberté de Amis Smallbone qui a juré sa perte et celle de sa famille. C’est le premier cas qui constitue l’épaisseur du roman. On voyagera dans le temps (tout commence en 1922...), dans le monde de l’horlogerie (bienvenus aux amateurs de Patek Philippe et autres belles tocantes...) et de ses arcanes financières et l’on suivra les truands de Brooklyn à Brighton en passant par Marbella. Sans trêve et sans repos, Que Sonne l’Heure est un bon Peter James comme on les aime, nerveux et imaginatif. Enfin, les fidèles de la série verront comme à la fin du précédent titre Que ta Chute Soit Lente, la réapparition de Sandy la femme de Roy Grace disparue de longue date. A suivre... de près !

Ellis.jpg 16 Ans Après de David Ellis. Le Cherche Midi
Le domaine du thriller est souvent le territoire de la surenchère. Stimulé par l’importance prise par le polar dans les séries TV où les scénaristes sont sans cesse à la manœuvre, les auteurs de thrillers doivent à leur tour rivaliser d’imagination. Sans tomber dans l’exagération ! 16 Ans Après de David Ellis (publié aux USA en 2007) a précisément les défauts de ses qualités. Un pitch béton, un schéma narratif original et ondoyant (narrateur, narrateur A, narrateur B, mix) et un final parfaitement amené en font un roman singulier. En revanche, la soif de l’auteur à sophistiquer l’intrigue, embrouiller les pistes et terrifier le lecteur l’amènent à un excès de complexité qui entraîne parfois un déficit d’intérêt. On parle ici d’une série de crimes commis en 1989 sur des jeunes filles, certaines étudiantes d’autres prostituées. Ces meurtres ritualisés conduisent très vite Paul Riley l’assistant du procureur à arrêter et à faire emprisonner un parfait coupable avec aveux à l’appui. Aveux certes mais aveux troublants. Seize après, en 2005, le cauchemar se reproduit avec une nouvelle kyrielle d’assassinats quasi similaires qui font frémir chanceler les certitudes de Riley devenu entre temps avocat d’un puissant homme d’affaires dont la fille compte parmi les nouvelles victimes. Dès lors, David Ellis jouera avec ses personnages comme avec ses lecteurs. Seul, le couple de flics chargé de l’enquête échappe à la suspicion. Riley poursuit-il un plan machiavélique ? Son client a-t-il peur que l’on découvre des secrets de famille poisseux ? Ou encore, ce tueur que l’on suit dans sa folie meurtrière est-il un simple imitateur du criminel arrêté seize ans plus tôt ou son double ? C’est à ces nombreuses questions que seront confro

PC3.jpg Labyrinthe Fatal de Preston & Child. L'Archipel
Avant toute chose – dont celle de louer forcément ce nouvel opus des enquêtes de l’inspecteur Pendergast – nous voudrions rendre un hommage appuyé à Sébastien Danchin, remarquable traducteur de cette saga érudite, ultra documentée à l'écriture sophistiquée. Danchin a su depuis le début de ces enquêtes faire émerger les ambiguïtés du texte et de son sous texte. Dont acte. Labyrinthe Fatal pousse encore plus loin la singularité de cette série hors du commun et entraîne notre cher Aloysius aux frontières de la mort... voire outre. Parapsychologie et métempsychose sont à l’honneur dans cette terrifiante histoire qui nous livre, entre autres, les origines de la fortune des Pendergast. Un ébouriffant début précise les enjeux : dans le soir calme de sa résidence de Riverside Drive, Aloysius découvre le cadavre de son diabolique fils Alban pendu devant sa porte. A partir de là, c’est à une frénésie policière que nous soumette Preston & Child. Pendergast et le fidèle D’Agosta devront découvrir les raisons de la mort de cette incarnation du mal et de celle d’un insignifiant chercheur du Museum d’Histoire Naturelle de New York, décor fondateur de la saga. Preston & Child mettent le curseur très haut et, ce qui sous la plume d’autres paraîtrait invraisemblable et grotesque devient de la littérature policière de très haute volée. Pendergast laisse à chaque enquête davantage encore de son âme. Quant à nous, il nous fait la grâce de visiter le jardin des supplices protégés par son aura barbare.

barclay2.jpg Celle qui en Savait Trop de Linwood Barclay. Belfond Noir
Linwood Barclay est un auteur de polar inventif, du type old school. Comment vous dire ? Vous voyez James Hadley Chase ? Pile poil 40 ans plus tard ! Le canadien creuse son sillon et son Fenêtre sur Crime nous avait passionné par la densité et l’originalité de son intrigue. Ce dernier opus, moins réussi toutefois, n’en reste pas moins très fréquentable par l’astuce qu’il déploie et qui nous tient en haleine jusqu’aux dernières lignes. Keisha Ceylon a eu l’idée d’apporter un « soutien divinatoire » aux proches de disparus. Ça ne coûte pas grand chose (enfin si 1000 $ en général...) et ça ne mange pas de pain quand toutes les pistes ont été explorées en vain. Mais, Keisha n’est pas plus voyante que nous sommes théologiens. Quand elle ne fait pas carrément équipe avec un disparu, elle plonge ses « clientes » dans un flou où elle sait faire merveille. Dans Celle qui en Savait Trop, Keisha rechigne au début à prendre comme complice l’ado supposé disparu jusqu’à ce que l’aventureux garçon la convainc d’un succès assuré et d’un butin partagé. Mais là, le talent et l’inventivité de Linwood Barclay entrent en jeu et plonge, via une flic retorse, Keisha dans une situation inextricable où les morts ne sont pas ceux que l’on attend et les coupables bien loin des suspects. Roman jubilatoire qui intègre avec précision le difficile art de l’humour dans le polar. Magistral

Reacher.jpg Mission Confidentielle de Lee Child. Calmann-Lévy
Jack Reacher est le symbole du Loner. Si c’était un rocker il serait Neil Young. Lee Child, auteur anglais, l’a embarqué dans moultes aventures où son sens de l’organisation, son courage, sa précision militaire et son efficacité digne d’un porte avion nucléaire faisaient merveille. Jusqu’à cette Mission Confidentielle, on ne voyait en Reacher – tels les héros de Chuck Logan – qu’un ancien militaire vivant de peu, jetant ses habits quand ils étaient sales et se dotant d’une seule brosse à dents. Cette préquelle est indispensable pour s’approprier totalement le personnage farouche et complexe de Jack Reacher. Sûrement davantage que le film dans lequel un petit homme arrogant prend les traits d’un géant laconique. Major dans la M.P, Jack va devoir résoudre une affaire de triple meurtres commise non loin d’une caserne de Louisiane. La Grande Muette veut faire le ménage mais sans faire trop de vagues. Au passage, on reste confondu par le professionnalisme de Lee Child, de sa documentation et de la puissance de son style. Pour revenir à lui, Jack mettra les mains dans le cambouis jusqu’au bras et déjouera les plans infâmes de politiciens sans scrupules. Il connaîtra une belle aventure avec la jolie sheriff et filera sa dem. La saga Jack Reacher pouvait commencer.

vlad.jpg Poétique du Morcellement de Romano Vlad Janulewicz. Black-Out
Nous recevons nombre de textes et documents écrits par des amateurs ou des semi-professionnels de talents pour parutions. Nous ne donnons pas suite (après réponse...) car lesobsedestextuels.com essaye de dégager dans la multitude d’ouvrages publiés les rares à retenir notre attention pour divers motifs. Une exception qui confirme la règle avec ces nouvelles macabres et horrifiques réunies par Romano Vlad Janulewicz (ah, les pseudos...) sous l’excellent titre Poétique du Morcellement. Habitué du genre, à en lire son éditeur, le confidentiel Black-Out, RVJ livre au long de six textes courts un panorama de l’étrange, du macabre et du Grand Guignol sous méthamphétamine. Tout y passe : les destins contrariés, les morts insoutenables, la victoire des affreux et le deuil des pauvre gens. Tortures, vengeances, effroi et jusqu’au boutisme sont à l’honneur. Du Jean Pierre Mocky revu par Gaspard Noé. Mais comme c’est de la littérature – et que notre homme manie bien la langue – on lorgnera du côté de Régis Jauffret et de Moe Hayder. Il y a pire comme parenté.

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